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jeudi 27 août 2026

Voyage.










 
Lithographie colorisée de Jean-Victor Adam destinée à l'entreprise "Messageries Laffite, Caillard et Cie". Cette entreprise a été fondée en 1820 par Vincent Caillard, soutenu financièrement par le banquier Jacques Laffite. L'entreprise disposait d'un énorme réseau de diligence reliant Paris aux grands villes de province et européennes. Ces liaisons furent progressivement remplacées par le chemin de fer.
L'entreprise faisait appel à des dessinateurs pour vanter la rapidité de leurs trajets auprès de la clientèle. Cette publicité est d'ailleurs assez mensongère. Elle représente une diligence tirée pas des chevaux au grand galop dans un paysage de neige. En réalité, les voyages dans certaines régions, notamment montagneuses relevaient souvent du calvaire. Les diligences, qui pesaient ordinairement entre 3 et 5 tonnes chargées, s'enlisaient dans les terrains boueux ou neigeux. On faisait descendre les passagers pour pousser le véhicule afin de le libérer.

Plusieurs "classes" cohabitaient dans ces diligences, en fonction du confort:

Le Coupé (à l'avant) était la partie le plus confortable et la plus chère. Il était placé derrière le cocher et possédait des vitres face aux passagers offrant la meilleur vue sur la route et le paysage, tout en restant protégé des intempéries, du froid, du vent et de la poussière.
L'Intérieur (au milieu) était un grand compartiment central où les voyageurs étaient assis face à face, perpendiculairement à la route. Il protégeait bien des intempéries mais l'espace était restreint; lors des longs trajets, le manque d'aération, la promiscuité, l'absence de suspension rendaient les voyages éprouvants.
La Rotonde (à l'arrière) offrait les places les moins agréables des places fermées. Elle était située à l'arrière de la diligence. On y accédait par une porte située à l'arrière et on voyageait dos  à la route. Le seul spectacle offert par la rotonde était le nuage de poussière soulevé par les chevaux et le passage des roues.
L'Impériale (sur le toit) offraient les places les moins onéreuses. Elle se trouvaient sur le toit où à côté du cocher, comme c'est visible sur l'image. Les voyageurs étaient répartis avec les bagages, totalement exposés aux intempéries. En été, ils se retrouvaient recouverts d'une épaisse couche de poussière.

Mais tous, quelle que soit la place, étaient soumis aux vibrations et aux secousses perpétuelles causées par la circulation sur une route pavée en ville ou défoncée à la campagne. Pour se donner une idée de l'épreuve, un trajet Paris-Lyon s'effectuaient en 50 heures environ, jour et nuit, sans arrêt, sauf ceux de quelques minutes effectués dans les relais de poste pour changer de chevaux.

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