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dimanche 16 août 2026

Les divorceuses.









 Caricature de Daumier en 1848.

" Toast, porté à l'émancipation des femmes, par des femmes déjà furieusement émancipées."


Lors de la révolution de 1948, de nombreux mouvements féministes ont vu le jour pour réclamer, entre autres le droit de vote et le rétablissement du divorce qui avait été supprimé en 1816.
Daumier, dont les opinions étaient conformes à l'opinion majoritaire, se moque de certaines militantes qui utilisent, d'après lui, ces revendications pour alimenter une déviance sociale qui détourne les femmes de leurs obligations domestiques.

Le divorce fut autorisé pendant la Révolution française, en 1792. Il fut ensuite restreint par le Code civil en 1804, pour être complètement aboli en 1816 par la Monarchie. Seule la séparation de corps restait tolérée.
La majorité bourgeoise, aidée par l'Eglise catholique, considérait que le divorce constituait une menace grave pour la famille. Dans l'opinion, le divorce était associé à l'anarchie révolutionnaire et au socialisme, puisque la revendication réapparaissait à chaque trouble politique.
Le divorce fut rétabli sous la troisième République par la loi Naquet en 1884. Cependant, malgré cette loi, le divorce restait très négativement perçu dans la société. L'entourage du couple divorcé considérait que le divorce était un échec moral, une honte pour les familles et une catastrophe pour l'éducation des enfants. Ce furent surtout les femmes qui subirent le plus cet ostracisme en étant frappées de précarité financière et d'un rejet social relationnel puissant.

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