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vendredi 7 août 2026

 Les sept péchés capitaux

d'après Boilly.




Les sept péchés capitaux ne sont pas d'origine biblique. Au départ, il étaient huit, définis par un moine vivant au IVe siècle dans le désert en Egypte, Evragre le Pontique; l'acédie, c'est à dire la paresse spirituelle était le huitième de la liste. Pour Evragre il s'agissait des huit esprits malfaisants qui guettaient les ermites.
En 590, le pape Grégoire le Grand les reprend en fusionnant l'acédie avec la paresse pour en faire un outil destiné à développer et consolider la morale des croyants.
L'orgueil est alors considéré comme la source de tous les autres péchés.
Le péché de gourmandise est une erreur de traduction française. Le mot latin est "gula" qui signifie gloutonnerie. Mais au pays de la gastronomie, erreur voulue ou pas,  la gourmandise est plutôt perçue comme un défaut charmant et agréable.
En 1589, le théologien allemand Peter Binsfeld fonctionnarise et bureaucratise l'Enfer en associant à chaque péché un démon:

Orgueil: Lucifer
Avarice: Mammon
Luxure: Asmodée
Envie: Léviathan
Gourmandise: Belzébuth
Colère: Satan
Paresse: Belphégor

Au moyen âge, l'orgueil et l'envie étaient considérés comme les péchés les plus graves, la luxure et la gourmandise étant estimées moins importantes. De nos jours, la hierarchie s'est inversée,  la luxure est considérée dans l'inconscient collectif comme plus grave que l'orgueil et l'avarice.

La série des estampes relative au sept péchés capitaux a été réalisée en 1824 par Boilly.






L'orgueil.








L'avarice.







La luxure.






L'envie.






La gourmandise.






La colère.







La paresse.


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