Au jardin des Tuileries.
Gravure de Maurice Bompard intitulée "Paris l'été- Au jardin des Tuileries." publiée dans Le Monde Illustré du 1er août 1885.
Un homme élégant, redingote et chapeau haut de forme, se penche vers une femme assise sur une chaise. Les enfants jouent autour d'eux et en arrière plan un prêtre lit son bréviaire.
Les jardins, en cette fin du XIXe siècle, comme les Tuileries, le parc Monceau, le Luxembourg sont des salons à ciel ouvert pour la bourgeoisie. On y vient pour voir et être vu, l'important étant de paraître. Les chaises payantes permettent de s'isoler pour nouer des relations mondaines ou flirter de façon socialement convenable.
Les jardins publics ont été un moyen pour le pouvoir politique de tenter de pacifier les masses populaires. En ouvrant les parcs au peuple, comme les Buttes-Chaumont, ou les bois de Boulogne et de Vincennes, l'Etat espérait que les ouvriers adopteraient les mœurs et les valeurs de la bourgeoisie en la côtoyant. Le but était d'offrir des plaisirs "sains et convenables" comme les promenades en barque, les concerts de kiosque à musique, afin d'éloigner les ouvriers des cabarets et des guinguettes politiques, foyers de révolte potentielle. Force est de reconnaître que cette entreprise n'a pas rencontré le succès escompté. Elle a toutefois permis d'aérer Paris et de satisfaire le courant hygiéniste à la mode à cette époque.
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