Natation.
L'illustration représente une méthode ancienne d'apprentissage à la natation avec les explications.
Natation sur le ventre (Étapes 1 à 4)
- Étape 1 :
- Texte : Position allongée.
- Description : Le nageur est maintenu à l'horizontale par une sangle sous la poitrine, les bras et les jambes tendus.
- Étape 2 :
- Texte : Écartement des bras. Rapprochement des jambes.
- Description : Les bras s'écartent pour amorcer la traction pendant que les jambes se regroupent.
- Étape 3 :
- Texte : Allongement des bras. Rapprochement des jambes.
- Description : Les mains sont ramenées sous le menton pour préparer la projection vers l'avant.
- Étape 4 :
- Texte : Tous les mouvements réunis.
- Description : Enchaînement complet et fluide de la brasse (visualisé par les lignes de mouvement transparentes).
Natation sur le dos (Étapes 5 et 6)
- Étape 5 :
- Texte : Position allongée.
- Description : Le nageur est sur le dos, le corps bien droit et immobile à la surface.
- Étape 6 :
- Texte : Écartement des bras. Rapprochement des jambes.
- Description : Les bras s'ouvrent en croix sur les côtés pour assurer la propulsion sur le dos.
A la fin du XIXe siècle, on assiste au développement de la natation soutenu par l'hygiénisme médical et l'instruction militaire. Bilz était un des pionniers de l'hydrothérapie. Pour lui l'exposition du corps aux éléments naturels comme l'air, l'eau et le soleil était indispensable à une bonne santé et à la guérison des maladies. A cette époque, la plus grande partie de la population ne savait pas nager et l'eau suscitait craintes et appréhensions pour ne pas dire peur. Donc, la mise à l'eau était une épreuve. On commençait donc les mouvements de brasse sur la terre ferme. Les apprentis nageurs s'allongeaient sur des tabourets ou étaient suspendus par des sangles fixées à des potences comme on peut les voir sur l'image. On apprenait d'abord les mouvements sans se soucier de la flottabilité. C'était la technique utilisée dans les écoles militaires notamment dans les régiments prussiens ou français. Un militaire ne pouvait pas rester devant un cours d'eau en admirant le courant sans pouvoir le franchir.
L'image montre la technique dite de la 'brasse classique". Le nageur garde constamment la tête hors de l'eau à la fois pour respirer sans gêne mais aussi pour surveiller les alentours. Cette position offre une grande résistance à l'avancement.
Dans les années 1930, des nageurs découvrent que si on ramène les bras hors de l'eau on avance beaucoup plus vite. C'est la naissance de la "brasse papillon". Elle fut au début tolérée dans les compétitions mais, en 1952, on sépara les deux disciplines. En 1956, les nageurs restaient le plus longtemps possible sous l'eau pour éviter la résistance de surface. Cette pratique fut interdite sauf pour le départ et les virages.
Bien sûr, il est interdit dans les compétitions de nager sans maillot de bains. Sur notre image de 1899, les nageurs sont équipés de caleçons rayés. Mais ces maillots étaient tricotés en coton ou en laine, fibres qui se gorgent d'eau. Les maillots deviennent très lourds, collants et surtout lâches ce qui freine le nageur mais aussi donne parfois des spectacles que la pudeur condamne. Pour les femmes, c'était bien pire, elles devaient porter des robes de serge en laine et des pantalons bouffants, ce qui rendaient pratiquement la natation impossible voire dangereuse.
Au début des années 1910, le jersey de laine fait son apparition. Il est toujours tricoté mais plus extensible et plus moulant. En 1912, les femmes obtiennent enfin la permission de pouvoir concourir. Elles disposent de maillots une pièce moulants sans manches et sans jambes. Ce fut un immense scandale, certains faillirent s'étrangler. Les hommes, eux obtenaient la permission de nager torse nu.
Il fallut attendre les années 50-70 pour assister à une révolution, celle de l'apparition des fibres synthétiques comme le Nylon inventé en 1938 mais retardé à cause de la deuxième guerre mondiale et surtout l'élasthanne, c'est à dire le lycra en 1958 pour obtenir des fibres qui n'absorbaient pratiquement pas l'eau.
Mais la recherche ne s'arrêta pas là, La combinaison intégrale intégrant des panneaux de polyuréthane conçu avec la NASA, LZR Racer de Speedo en 2008, permit aux jeux olympiques de Pékin de pulvériser des dizaines de records du monde. Ces combinaisons furent interdites en compétition en 2010.
L'aventure continue.






