Chroniques du temps passé
Ces articles sont destinés à donner une senteur,un parfum,une ambiance d'une époque, les fautes de frappe étant ma seule contribution. Ils sont souvent longs,la télévision n'existait pas, ni le langage SMS, ni twitter et les gens avaient le temps de lire en famille. Ils peuvent prêter à sourire, mais restons modeste. Combien d'articles contemporains, de discours politiques, de rapports d'experts que nous prenons très au sérieux aujourd'hui susciteront l'hilarité générale dans un siècle ?
Translate
lundi 24 août 2026
"What signifies the stood a Pout
So it allays the Appetite
And doubtless ruddy Oysterminx,
May please as much as soft Melinda."
"Right says the Blade they both are equal,
And so they are, but Mark the Sequel,
For while he thinks her pieces Prize
She gets the Coatpant to the Fire."
Traduction:
« Qu'importe la mine boudeuse
Pourvu que cela apaise l'Appétit
Et sans doute que la rougeaude souillon aux huîtres,
Peut plaire autant que la douce Melinda. »
« Le gaillard dit vrai, elles se valent toutes les deux,
Et c'est bien le cas, mais attendez la suite,
Car tandis qu'il pense savourer ses morceaux choisis,
Elle lui pique sa bourse au coin du feu. »
Dans la partie de gauche, l'homme se console de courtiser une simple marchande d'huîtres (une oysterminx, c'est à dire une souillon aux huîtres) au lieu d'une femme de la haute société pour satisfaire ses besoins sexuels (l'Appétit).
Une femme, d'un milieu modeste, s'applique à écrire une lettre d'amour et de reproche sur une table de cuisine, après avoir poussé le lapin mort qui l'encombrait.
Monsieur, Je me suis présenté avec de mes voisin au randéz vous l’heure dite il nia que l’tambour qui se proménait mais comme nos billet porte la grande tennu moi la mien a bisser og m’a trouvé bon comme cela dans le temps D’ailleurs il m’est ossi inposible de mabilér comme de prendre la lune avec les dens il bien étonant que ces toujours au boutique et Artisans qui n’ont riu a perdre que l’on comende garde tandis que des propriaitaire en fir Deme qui ont 22 24 et 28 Ans sur la rondinuance ne sous pas mème suo ou cun controlela que vous trouverez des gent qui ont le moyin de s’abillér sant s’ablegemi mais n’et petit messieu aimeu beaucoup mieux leuro parti de Campagne il admerais bieu legardant les y sarais és béfaites il ne regarderais pas son sak a la depeute maiz couchez la Corde garde sa leur samble trop d’av er epandants ces pouruer et leur propriéti’s plutot que dorachéz un homme de sa boutique qui travaille comme un kacharre pour faire face a tous es perdre 2 jour et sou upou tandis que l’autre livre au seig de la Mau – lesse a deplessir landis que nous le gardons
Cette lettre est écrite en phonétique de l'époque:
- « randéz vous l'heure dite » → rendez-vous à l'heure dite.
- « il nia » → il n'y a.
- « la mien a bisser og m'a trouvé bon » → la mienne a baissé [de qualité], on m'a trouvé bon comme cela.
- « ces toujours au boutique » → c'est toujours aux boutiquiers.
- « en fir Deme » → en ville de même / de même.
- « la rondinuance » → la ordonnance / la ronde.
- « suo ou cun controle » → sous aucun contrôle.
- « le moyin de s'abillér sant s'ablegemi » → le moyen de s'habiller sans s'obliger (sans se priver).
- « leuro parti de Campagne il admerais bieu legardant les y sarais és béfaites » → leurs parties de campagne, ils aimeraient bien les gardes, ils y seraient à leur aise.
- « comme un kacharre » → comme un gâcheur / comme un acharné.
- « livre au seig de la Maulesse » → livrés au sein de la mollesse.















