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jeudi 23 juillet 2026

Le médecin aux urines.








Le médecin aux urines.

 
Cette gravure est l'œuvre de Claude Louis Desrais et date du début du XIXe siècle.

Il s'agit d'une satire de l'uromancie, pratique médicale très ancienne, qui consistait à diagnostiquer les maladies et la grossesse par l'examen des urines. Sur cette image, le médecin contraste avec ses visiteuses. Il est vêtu de façon grossière, porte une barbe hirsute, alors que les deux femmes sont très élégantes. A leurs visages, on perçoit une forte anxiété. Nul doute que l'une d'elles attend un diagnostic de grossesse.





Roue des urines médiévale.


Cette roue est issue du traité Epiphanie Medicorum du médecin allemand Ulrich Pinder, publié en 1506.






 Une autre roue d'uroscopie tirée de l'ouvrage Fasciculus Medicinae du médecin allemand Johanes de Ketham en 1491.
Cabinets d'aisance

des fosses inodores.








Le titre fait allusion à une innovation technologique de l'époque destinée à réduire les épouvantables odeurs des latrines publiques. Chaque estampe porte un prénom féminin destiné à rappeler une lorette ou une courtisane fréquentant les salons sous la Restauration, le jeu consistant à deviner laquelle.
Ce genre de gravure n'était jamais exposé dans les vitrines des marchands de la rue Vivienne ou du Palais-Royal à cause des foudres de la censure. Elles se vendaient "sous le manteau" à des collectionneurs qui les rangeaient dans leur cabinet de curiosités.





Eléonore.






 


Babet.





Fanchon.







Gertrude.







Rosemonde.







Oda.


 Petit diner.





L'artiste reste inconnu, cette estampe date de 1820. Elle s'intitule "Petit diner" et représente, à gauche, Olympe de Gouges attablée avec Céline, une de ses amies. Cette estampe a été réalisée pour servir d'illustration au livre d'éducation "Conseils à ma fille" de Jean Nicolas Bouilly.
A noter l'anachronisme vestimentaire: Olympe de Gouges est habillée d'une robe style 1er empire alors qu'elle a été guillotinée en 1793.
La question qui se pose est pourquoi une telle illustration? En fait, sous cette gravure était écrit: "La belle Olympe se trouve à son tour obligée de manger sur ses genoux." En effet, on voit que les deux amies portent chacune leur assiette sur leurs genoux; en cas de manque de place, il est possible de rompre exceptionnellement les convenances .

 Le prétexte.




Caricature d'Aaron Martinet vers 1815.

Elle représente un scène se déroulant durant l'occupation de Paris par les troupes coalisées, notamment anglaises après la défaite de Napoléon 1er à Waterloo.

Elle montre la curiosité des parisiennes vis à vis des Highlanders vêtus de leur kilts et de leur bonnet à poils d'ours. C'est une des premières représentations populaires du "vrai écossais" (True scotsman) qui est supposé ne pas porter de sous-vêtements sous son kilt.
A cette époque les Ecossais provoque une stupeur totale chez les Parisiens. Le kilt est considéré comme une tenue primitive quasi sauvage. L'ensemble des Parisiens est fasciné par la tenue et tous se posent la question, surtout les femmes, "portent-ils quelque chose dessous?"
Les soldats écossais installent leur campement sur les Champs-Elysées et au bois de Boulogne. Les parisiennes viennent s'y promener en masse sous prétexte de prendre l'air ou de jouer avec leurs enfants. En réalité, elles attendent la moindre occasion, un coup de vent, un soldat qui se baisse,  un autre qui s'assoit, etc. Les Highlanders ont été flattés de cette attention et jouant le jeu, ils faisaient tomber exprès un objet pour se baisser et le ramasser, à la grande satisfaction des spectatrices.
Sur l'image, on voit à gauche, deux élégantes qui se penchent ensemble avec chacune un faux prétexte, l'une pour relacer sa chaussure, l'autre pour s'occuper d'un enfant. Nul ne doute que ces prétextes servent d'alibis pour pouvoir jeter un œil indiscret sous le kilt des militaires.
Cet intérêt devient tel que la mode s'en est emparée, le plaid devenant le sommet de la mode en 1815-1916.

La garde-malade.






 

La "garde-malade" est une gravure sur bois du français Henry Monnier parut en 1840.

L'imposante garde-malade tend une tasse à une malade confinée dans un lit à baldaquin. Une petite table est encombrée de fioles médicamenteuses. Un texte, non présent ici, accompagne ce dessin. Il tourne en dérision ces femmes payées pour veiller sur les malades mais qui passaient leur temps à boire leur bouillon, vider les bouteilles de vin et dormir dans de grands fauteuils comme celui ici présent.
 La sortie du bain.





Célèbre estampe d'Edgar Degas réalisée vers 1870.

Degas a produit un nombre très important de cette scène, n'étant jamais satisfait du résultat. Plusieurs d'entre elles sont conservées dans des lieux prestigieux comme le Metropolitan Museum of Art de New-York, le Musée des Beaux-Arts du Canada ou la Bibliothèque nationale de France.

On estime que Degas a produit entre 17 et 22 versions différentes sur la même plaque de métal.
C'est sur le vase situé à droite que Degas s'est le plus acharné. Les premières versions montraient un vase vide, et, après bien des essais, on le voit  rempli de plus en plus de branches stylisées. Degas se confia alors à ses proches en disant: "J'ai ajouté quelques brindilles dans le vase." La version présentée ici montre une étape intermédiaire où les brindilles sont déjà très denses. Cette recherche est souvent appelée "l'épisode des brindilles".
Mais ce ne fut pas tout.
Le fauteuil situé au fond a aussi fait l'objet de retouches multiples. Il fut petit à petit assombri afin d'augmenter le contraste avec la peau blanche de la baigneuse. Par ailleurs, les franges du fauteuil, de style Napoléon III, ont aussi fait partie de son obsession du détail. La version présentée ici montre des franges très denses et très sombres.
Pour être complet, Degas s'est aussi livré, sur la même plaque, à plusieurs repositionnements des bras et des jambes de la femme.
Alexis Rouart, ami et confident de Degas raconte qu'un jour, Degas lui tendit un épreuve de "la sortie' du bain" en lui disant: "Notre amie, Mme X... doit être ainsi, en sortant du bain." Bien que Degas ait passé des mois sur sa plaque, il n'a jamais fait d'impression commerciale. Il conservait les impressions dans ses cartons. Ce n'est qu'après sa mort en 1918 qu'il fut décider d'en faire un tirage.


mercredi 22 juillet 2026

 Affiches.

Part II




Affiche de Marc Auguste Bastard, de style Art Nouveau, publiée an 1891.







Affiche de Jules Chéret de 1893. Jules Chéret est considéré comme le père de la publicité moderne. Il a créé une quinzaine de variations de cette affiche pour la marque Saxoléine.
Saxoléine commercialisait du pétrole lampant de sécurité.









Affiche d'Eugène Grasset de 1891.

"A la place Clichy" était un grand magasin de nouveautés célèbre, spécialisé dans les articles en provenance d'Orient.






Affiché très populaire réalisée par Louis Maurice Boutet de Monvel en 1894.






Affiches réalisée par les artistes belges Edouard Duyck et Adolphe Crespin en 1896.

Elle met en valeur la ferme de Frahinzac située sur les hauteurs de Spa. La chefnaie est une omette au lard.
Etant située sur la route de l'hippodrome, l'affiche précise que la ferme accueillait les promeneurs ainsi que les cavaliers et leurs chevaux se rendant à cet hippodrome.





Affiche de Georges Meunier de 1896, liée aux premières campagnes publicitaires pour les différents compagnies de chemin de fer.








Affiche de Jules Chéret de 1889 pour le papier Job des cigarettes à rouler.

La mention "Hors concours/ Paris 1889" fait référence à l'Exposition Universelle de Paris de 1889.









Affiche de Jules Chéret concernant un bal masqué donné à l'Opéra Garnier.