Translate

lundi 5 octobre 2026

1er mai.








 


L'auteur de cette estampe reste anonyme. Elle date de 1794 et s'intitule "May Day Morning" (Le matin du premier mai).
Une ligne de publication précise: "Published May 1st 1794 by John Fairburn, Map, Chart & Printseller, N° 146 Minories London", (Publié le 1er mai 1794 par John Fairburn, marchand de cartes géographiques, de cartes maritimes et d'estampes, au n° 146 Minories, Londres)

La scène représente des jeunes gens à la campagne, probablement des citadins au vu de leurs tenues, tandis qu'en arrière-fond, on aperçoit un paysan qui laboure, représentant la société rurale et des moulins symbole de l'ère préindustrielle.

Le "May Day", en Angleterre, marquait le retour du printemps. Il était largement fêté par toutes les classes même si ses origines étaient purement rurales. On se levait tôt pour se rendre dans les bois afin d'y cueillir des fleurs sauvages et des branches d'aubépine (l'aubépine est souvent appelée May en Angleterre). Une fois la cueillette accomplie, on décorait les portes et les fenêtres des maisons des villages. Cette coutume était supposée apporter la prospérité.
Dans un village, il était de tradition de choisir "The May Queen" (La Reine de Mai), une jeune fille du village que l'on couronnait de fleurs, comme sur cette estampe, et qui présidait les danses et les banquets de la journée.
Au centre du village était érigé "l'arbre de mai", un grand mât orné de fleurs et de rubans de toutes les couleurs. Les danseurs se saisissaient d'un ruban qu'ils enroulaient et croisaient autour du mât au fur et à mesure de la progression de leurs pas de danse en tournant tout autour.
En ville, il étaient de tradition d'organiser des cortèges. Par exemple, les ramoneurs se déguisaient pour défiler accompagnés de "Jack in the Green", un homme recouvert de branchages et de feuilles d'arbres, chargé de faire des pitreries. Ou encore les laitières qui organisaient des processions en portant sur leur tête des plateaux d'argenterie et de vaisselle orné de fleurs.
Une croyance populaire prêtait des vertus magiques à la rosée du matin du premier mai. Les jeunes femmes se rendaient dans la campagne à l'aube pour recueillir cette rosée et s'en frotter le visage afin d'éviter le vieillissement et surtout pour les anglaises, d'effacer les taches de rousseur qui, à l'époque, étaient considérées comme un défaut cutané majeur.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire