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vendredi 26 septembre 2014

Chaussures à bon marché.

Chaussures à bon marché.


On vient d'arrêter dans un grand magasin de Paris une voleuse qui eût pu chausser des pensionnats de garçons et de filles avec les chaussures qu'elle récoltait chaque matin.
Lors de la visite domiciliaire opérée chez cette voleuse, on découvrit un véritable magasin de souliers. Tous les genres, depuis les mignons "cocos" de bébé jusqu'aux imposantes bottes d'égoutiers, y étaient représentées.
Le "truc" de cet amateur de chaussures à bon marché était aussi simple qu'adroit:
Elle demandait chez le cordonnier destiné  à devenir sa victime quelques paires de chaussures: puis, tandis qu'on les lui essayait, elle désignait une autre paire à l'extrémité de la boutique.



La courte absence du commis suffisait à la voleuse pour faire disparaître une paire de chaussures.
Elle se baissait pour arranger sa bottine et suspendait rapidement aux crochets d'une bande de cuir attachée à son mollet gauche, la paire de chaussure choisie. 



Elle déclarait alors qu'elle ne trouvait rien à son goût, qu'elle reviendrait, et s'en allait tranquillement, portant quatre souliers aux pieds comme le montre notre gravure.

Mon Dimanche, 21 juin 1903.

mercredi 23 avril 2014

Les chaussures neuves.

Les chaussures neuves.



Comme elles étaient séduisantes à la vitrine du cordonnier, ces chaussures neuves dont l'éclat n'avait point été froissé par les mouvements de la marche; elles étaient fascinantes! Après les avoir contemplées longuement, nous ne pouvions considérer sans mépris nos souliers usagés, verdis par le temps et sillonnés de mille plis; nous les trouvions misérables, écrasés, honteux, informes.
Nous entrons, nous les achetons joyeusement; le cordonnier qui les essaye présente parfois une objection. " Ne sont-elles pas un peu étroites, un peu courtes? - Non, elles vont bien." Nous avons hâte de les emporter, car nous en sommes fiers.
Les premiers pas sont faciles, nous nous félicitons de la démarche élégante que donnent les chaussures neuves; puis notre enthousiasme s'apaise, un malaise sourd d'abord, quelques douleurs plus précises et plus aiguës arrêtent notre course... plus de doute, ces bottines nous gênent; bientôt s'entame une lutte inégale entre le cuir neuf et nos pieds meurtris. Nous nous prenons à détester ces souliers durs et à regretter les anciens, laids peut être mais si bien faits à notre marche.
Puis tout s'apaise, le cuir résistant se prête aux mouvements, et, tout doucement, petit à petit, il se plie à notre gré; les chaussures neuves nous deviennent à leur tour familières et faciles.
Cette expérience, faite plusieurs fois par chacun de nous, finit par nous instruire; nous acquérons la sagesse de celui qui sait; nous n'avons plus le premier enthousiasme imprudent, ni les inquiétudes inutiles qui le suivent: nous attendons avec calme parce que nous connaissons la série des faits qui vont se produire; mais notre expérience sur ce point précis ne s'étend pas aux faits analogues qui ne sont point matériels, et nous demeurons, presque tous, aussi émotifs devant les nouveautés d'ordre moral avec lesquelles nous sommes mis en contact. S'agit-il d'un changement de place, de relations nouvelles, d'une amitié inattendue, peu importe. Ce qui se présente comme un décor différent, une diversion, nous séduit et nous transporte, notre enthousiasme n'en sait voir, n'en veut voir que les côtés avantageux, notre emballement irréfléchi et juvénile nous pousse même à rejeter les relations anciennes, les vieilles amitiés, la situation première, sans examen; le passé nous paraît terne, négligeable, parce qu'il est trop connu, et nous gardons toute notre tendresse pour l'objet nouveau qui nous séduit.
A cette ardeur extrême succède naturellement le désenchantement; nous attendions de cet état nouveau trop d'avantages et de plaisir pour qu'il puisse combler toutes nos espérances; les déceptions suivent et nous voilà dégoûtés de ce que nous adoptions naguère si volontiers.
Lorsque cette tragi-comédie n'a d'autres acteurs que nous et nos souliers, le danger n'est pas grave! notre paire usagée ne nous garde pas rancune de notre dédain et nous la retrouverons quand nous le voudrons; notre paire nouvelle ne s'irrite pas de notre colère et se plie aussi bien à nos mouvements, que nos regards soient chargés pour elle d'admiration ou de haine. Mais quand il s'agit d'humains, nos actes ont une autre portée: l'ami abandonné, le chef auquel on a manqué de respect, les clients négligés se souviennent et se vengent... on ne les retrouvera plus lorsqu'on reviendra vers eux; les amis, les chefs, les clients nouveaux ne pardonnent pas le mouvement de recul qui suit la spontanéité du premier abord.
Les vieux souliers se dérobent, les neufs résistent. Nous accusons le sort, la fatalité, alors que nous sommes seuls responsables des maux qui nous accablent: notre imprévoyance, nos enthousiasmes irraisonnés, nos dédains injustifiés causent bien des souffrances et attirent bien des catastrophes que la sagesse pourrait éviter.

                                                                                                                Mme Elise.

Mon Dimanche, revue populaire illustrée, 14 janvier 1906.

jeudi 20 mars 2014

Un curieux procès.

Un curieux procès.

Un curieux procès vient de se plaider à X... , dans un département que j'appellerai "les deux Y... " pour ne pas le désigner plus clairement.
D'abord le sujet du litige:
"Le 17 du mois dernier, le plaignant, âgé de cinquante-deux ans, rentier, habitant à X... , entrait vers trois heures de l'après-midi dans la boutique du sieur Roseau, marchand de chaussure dans la ville susnommée, et, s'étant assis sur une chaise affectée à cet usage, demandait à acheter un solide soulier à lacets pour son pied droit, attendu qu'ayant été amputé du pied gauche à la suite d'un accident, un soulier unique était nécessaire et suffisant.
Le sieur Roseau ayant répondu qu'il voulait bien consentir à fabriquer sur commande un soulier unique, mais qu'il lui était impossible de dépareiller une paire de chaussures, et le plaignant ayant émis la prétention de ne pas s'en aller sans avoir obtenu satisfaction, alléguant le besoin immédiat qu'il avait d'une chaussure pour son pied droit, une altercation s'ensuivit, à l'issue de laquelle profitant de l'état d'infériorité physique manifeste dans lequel se trouvait le plaignant du fait de sa mutilation, le sieur Roseau expulsa de sa boutique, non sans violences, le plaignant, qui demande au tribunal de faire respecter son droit d'acheteur et demande en outre, cent francs de dommage et intérêts pour le préjudice à lui causé."
Après dépositions et plaidoiries, le tribunal, après en avoir délibéré, a rendu le jugement suivant:
"Le tribunal, attendu que le fait que le plaignant n'a qu'un pied ne le dispense nullement de l'usage du soulier;
"Qu'au contraire, la qualité d'unité donne au soulier du plaignant un intérêt exceptionnel, puisque cet intérêt, généralement réparti sur deux souliers, se concentre dans l'espèce sur une pièce unique;
"Attendu qu'il résulte du rapport d'un médecin que le plaignant n'a bien en effet qu'un pied et que sa demande d'achat d'un seul soulier n'était pas une plaisanterie destinée à exaspérer le sieur Roseau;
"Attendu qu'il est absolument logique qu'un individu n'ayant qu'un pied ne désire faire emplette que d'un seul soulier, l'achat du soulier complétant la paire constituant pour lui une dépense inutile;
" Attendu qu'il est donc tout naturel que le plaignant soit entré chez le sieur Roseau qui est marchand de chaussures, et ait demandé un soulier et non deux;
"Attendu que nulle affiche ni à l'extérieur, ni à l'intérieur du magasin du sieur Roseau ne prévient les acheteurs que les paires de chaussures ne se détaillent pas;
"Attendu que rien n'autorise un marchand à refuser à un client un objet par lui mis en vente, si ce client consent à en donner le prix demandé;
"Attendu que dans l'espèce il ne s'agissait pas pour le marchand d'une perte définitive, puisqu'il pouvait espérer rencontrer un client amputé du pied droit à qui il aurait placé le soulier gauche laissé pour compte;
"Attendu même qu'il était facile à Roseau de fabriquer un nouveau soulier pour compléter la paire, ce qu'il n'eut pas manqué de faire si un accident quelconque aurait dépareillé cette paire;
"Attendu, cependant, qu'il est juste que le tribunal fasse la part de la surprise du sieur Roseau à la demande anormale du plaignant et prenne en considération l'irritation qu'a dû lui causer une opération un peu en dehors des habitudes;
"Attendu que le tribunal, dans un esprit de justice, désire faire la part de la malchance du sieur Roseau, victime d'une fatalité qui eût tout aussi bien pu conduire ce client exceptionnel chez un de ses confrères;
"Ordonne que le sieur Roseau devra vendre au plaignant une seule chaussure à son pied et le condamne à un franc de dommages-intérêts seulement et aux dépens."
Le sieur Roseau a accepté le jugement, mais il a affiché sur sa devanture l'avis suivant:
Les chaussures ne se vendent que par chiffres pairs.

                                                                                                                  Miguel Zamacoïs.

Mon Dimanche, revue populaire illustrée, 18 mars 1906.

dimanche 29 décembre 2013

Végétarisme intégral.


Végétarisme intégral.

Un correspondant anonyme, mais bien intentionné, m'envoie, des bords de la Tamise, un fragment de journal en lequel je déguste des lignes savoureuses et bien britanniques.
Jugez plutôt.
La dernière réunion des végétariens anglais fut, paraît-il, empreinte d'un caractère d'intolérance plus farouche que jamais.
A la grande majorité, on répudia non seulement les personnes qui mangent de la viande ou du poisson, mais encore toutes celles qui font l'emploi, en vue de vêtements, ornements ou tous autres usages, de la peau, du poil, des plumes, etc., etc., d'animaux mis à mort.
- Mais le cuir! objecta mollement un assistant. L'humanité ne saurait se passer de cuir, quand ce ne serait, voyons, pour les chaussures.
Alors, l'un des plus fanatiques croisés se leva et, d'une voix forte, dit:
- Les chaussures en cuir ne valent rien, rien de rien! J'en fabrique en herbe qui leur sont mille fois préférables.
Des chaussures en herbe! L'assemblée n'en revenait pas!
L'apôtre reprit:
- Du reste, j'en ai apporté un certain lot, et je me ferais un plaisir d'en donner à ceux qui voudront bien les chausser ici-même.
Quelques pauvres diables s'avancèrent et reçurent chacun une paire de bottine en herbe.
(Que le lecteur ne croie pas à une plaisanterie. On fabrique, en effet, depuis quelque temps, et surtout en Amérique, une sorte de substance composée d'herbe traitée d'une certaine façon, puis agglomérée, comprimée, laminée, etc...)
Les vagabonds se déclarèrent tout d'abord ravis de ces étranges godillots; mais l'un deux, interviewé le lendemain par un de nos brumeux confrères, exprima, sur le mode amer, son désenchantement.
" Les bottines en herbe semblables à celles qu'on m'offrit hier sont très bonnes, très douces au pied et résistent bien à l'humidité. Je ne m'étais jamais senti si bien chaussé et me jugeais, au moins en ce qui concerne les extrémités inférieures au sommet du confortable.
"Toute la journée, donc, je marchai sans éprouver la moindre fatigue et quand le soir fut venu, ce fut plutôt par coutume que par lassitude que je gagnai ma chambre à coucher. Ma chambre à coucher, il faut vous le dire, monsieur le reporter, n'est pas une chambre à coucher au sens que les gens de la bourgeoisie aisée attachent à ce mot. C'est plutôt un square (duquel, rapport aux indiscrets policemen, vous me permettrez de celer l'adresse), sorte de petit parc où quelques moutons me servent de camarades de lit, si j'ose m'exprimer ainsi.
"La nuit fut bonne et, déjà, je goûtais le pur sommeil du matin, quand j'éprouvai, soudain, un intolérable chatouillement à la plante (c'est le cas de le dire) des pieds.
"Mes amis les moutons, tranquillement, paissaient mes bottines.
"Conclusion:les chaussures en herbe sont tout ce qu'il y a de plus recommandable, sauf pour le cas des gentlemen qui se voient contraints de partager le lit des herbivores."

Tel fut le récit du Tramp.
Ajoutons, avec infiniment d'esprit, que pareille mésaventure, attend les personnes qui essayeraient de se chausser avec des bottes de cresson.

                                                                                                      Alphonse Allais.

Mon Dimanche, Revue populaire illustrée, 29 mars 1903.

mardi 22 octobre 2013

Les armes de la coquetterie.

Les armes de la coquetterie.


La mode est un tyran capricieux. A chaque saison nouvelle, elle oblige ses fidèles à changer non seulement leurs toilettes, mais aussi les accessoires qui en font la gracieuse parure. Pour celles de nos lectrices qui ne voient pas passer tous les jours sous leurs yeux les élégances parisiennes, nous allons indiquer ce qu'il est indispensable de porter pour mettre en pleine valeur le fini et la grâce des toilettes, et donner aux costumes féminins ce que l'argot parisien a dénommé "le chic".

Les chaussures.

Les chaussures sont désormais de par leur élégance, un accessoire important de la toilette. Les bottines ordinaires sont à boutons, avec talons plats, en veau ou en chevreau; celles plus élégantes sont à talons Louis XV, en chevreau glacé et claque vernie. On aime les chaussures étroites, longues, à bout légèrement carré. Pour l'été, comme chaussure courante, la bottine en cuir tan. Avec les toilettes claires, on porte à pied le soulier de chevreau ou de daim blanc; s'il s'agit d'une toilette beige, on mettra des souliers en daim chamois; d'une toilette grise, des souliers en daim gris. Pour le soir, on assortit la chaussure à la couleur de la toilette; soulier Louis XV en satin bleu, rose, vert, blanc, en drap d'or ou d'argent, avec boucle d'argent ou de strass et broderies de perles ou de paillettes. Avec les robes rouges, souliers de peau rouge ou souliers noirs à talon rouge, on porte également le soulier rouge avec la robe noire, ou, ce qui est plus pratique, le petit soulier Louis XV en vernis, satin noir ou chevreau glacé. Il sert également comme soulier d'intérieur.

Les bas.

Les bas en soie s'assortissent à la chaussure, des médaillons à jour ornent le cou-de-pied et les baguettes de côté, les bas de filoselle noire se portent pour la toilette courante, on ne met plus guère de bas de laine. La vilaine jarretière qui déformait le genou a vécu, elle est remplacée par des jarretelles se fixant aux bas à l'aide d'agrafes.

Les gants.

Les gants sont en peau glacée blanche ou en suède champagne avec trois boutons. Les gants du soir sont à manchettes très longues, en peau blanche. Pour les gants ordinaires, on choisit des gants de peau couleur tan.

Les bijoux.

L'Exposition de 1900 a ressuscité le bijou, sous le formes des bagues, des colliers, chaînes sautoirs, bracelets, etc...La perle est devenue d'un prix inabordable depuis que toutes les femmes veulent avoir le collier de perles vraies à un ou plusieurs rangs.
Le diamant, l'émeraude, le rubis revivent sous toutes les formes, montés avec un art merveilleux qui fait valoir la beauté de la pierre. On les emploie en chaton de bagues, en pendentifs, en fermoirs pour collier.
La broche et les boucles d'oreilles ne se portent plus guère. En revanche, bagues et bracelets de tous les styles s'accumulent aux mains de nos élégantes; la chaîne sautoir en or semée de perles fines, de diamants, de pierres précieuses, soutient les breloques, les porte-bonheur, la montre, le crayon d'or.
Les épingles à chapeau, les épingles pour corsage sont garnies de perles, de diamants, d'énormes perles baroques supportées par un calice de petits diamants ou de petits rubis.

Le bibelot.

C'est le cher jouet de la femme, il touche à tout et comprend toutes les parties de la toilette. C'est la canne de l'ombrelle ou du parapluie, en nacre, en bois, en or, en argent, en écaille que surmonte une pomme en métal ciselé, un oiseau en or dont le bec retient une perle de prix.
C'est le précieux éventail ancien Louis XV ou Louis XVI, ou l'éventail ancien peint et brodé sur soie et sur peau, monture de nacre ou d'os ou l'éventail artistique peint sur peau signé Abbéma, Chennevière, Lemaire, etc. Comme bibelot nouveau, de moins grand prix, l'éventail nouveau style, les petits éventails fantaisie pailletés ou peints sur satin, les éventails montés sur bois laqués, les éventails chinois, japonais, montés sur bambou.
Le réticule, le petit sac à main qui remplace la poche exilée de nos jupes, va du simple sac en soie noire jusqu'à la grande bourse en or à maillons semées de pierres précieuses et de perles fines, en passant pas les sacs de velours ou de vieille soie montés par un fermoir ancien genre Renaissance, et le sac de maroquinerie unie ou de daim gris incrusté de turquoises.
Que d'autres jolis bibelots, il faut encore citer! La boucle à maillons d'or, la glace, la boite à poudre, le flacon, le mignon porte-cartes en or qui contient les cartes, les épingles. Puis le porte-monnaie en maroquinerie, large et étroit, contenant le porte-cartes, le crayon, un block-notes.
Signalons encore les boutons artistiques qui décorent mantes et corsages. Le face-à-main Louis XV ou Empire se monte en or ou en écaille blonde et s'enrichit du chiffre en diamants. Tous ces objets se font aussi en argent, acier, métal oxydé.

La coiffure.

Il est de bon ton, mesdames, de rester blonde ou brune suivant que Dieu vous a créée. N'employez la teinture que lorsque vos cheveux s'argenteront, et encore, les cheveux blancs sont désormais très à la mode et siéent aux jeunes visages. De même pour l'arrangement de vos cheveux, la mode vous laisse entière liberté; si les cheveux relevés tout autour du front et des tempes vont à votre visage, , adoptez la coiffure haute découvrant hardiment la nuque et tordue en un chignon posé au sommet de la tête? Avec la coiffure basse, les bandeaux sont plus seyants, on les fait plus ou moins larges, retombant sur les oreilles ou découvrant les tempes, les cheveux tordus dans le cou forment nœud ou catogan, ou trois rouleaux superposées ou un chignon natté.
Les ondulations à larges vagues conviennent surtout aux blondes; pour les brunes, les cheveux plats sont généralement plus seyants.
Avec la mode des coiffures basses est revenue la mode des postiches que l'on porte en faux chignon, en nattes, en crépon, en rouleaux, en bouclettes. On fait également des combinaisons en cheveux ondulés qui emboîtent le tour de tête et imitent à s'y méprendre les cheveux naturels.
Le peigne tient du bijou, il est en or, en écaille avec monture d'or et pierres fines, en ivoire et ciselures art nouveau, en or avec boules en perles ou brillants. Pour le soir, les cheveux s'embellissent de brillants, de parures, de grosses fleurs posées en choux, d'aigrettes avec brillants, de nœud de velours.

Mon Dimanche, revue populaire illustrée, 3 mai 1903.