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samedi 25 juillet 2026

Cartes à jouer érotiques.






Sous  Napoléon III et la IIIe république, la censure d'Etat était féroce. Mais comme dans tous les temps, la censure, aussi féroce soit-elle, pousse à la production de ce qui est interdit. Sans doute car ce qui est interdit est rare et que braver les interdits permet au bourgeois d'éprouver ce petit frisson réputé propre au rebelle.
Sous ces deux régimes, donc, la production d'objets "curieux" ou "galants" comme on les appelait à l'époque, explose littéralement, alimentée par les achats de la bourgeoisie et de l'aristocratie.
A Paris, ce commerce se concentre dans les galeries du Palais-Royal. Les libraires et les marchands d'estampes, vendent sous le manteau qui des estampes anonymes, qui des livres interdits, qui des objet mécaniques. Les dessinateurs, graveurs et imprimeurs ne signent jamais leurs œuvres afin d'éviter la prison et les lourdes amendes pour "outrage aux bonnes mœurs. 
Au XIXe siècle, les objets à secret se multiplient. Tel objet, au demeurant anodin, cache en son sein une représentation érotique. C'est le cas des tabatières à double fond, des cannes à système ou encore des montres à gousset par exemple.

Les cartes présentées ci-dessous utilisent le procédé diaphane, c'est à dire la transparence. Chaque carte est d'apparence anodine, mais une source lumineuse placée à l'arrière de la carte fait apparaître une scène insoupçonnée.


6 et 9 de trèfle:




Carte 6 de trèfle "normale".





Carte 6 de trèfle "éclairée"




Carte 9 de trèfle "normale".




Carte 9 de trèfle "éclairée".

 

Autre exemple:



Dame de trèfle "normale".





Dame de trèfle "éclairée".

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