Marchande d'arlequins.
Issue de la série "Comme on dîne à Paris", cette lithographie est l'œuvre de Charles, Joeseph Traviès de Villers et date du 23 novembre 1845.
La marchande d'arlequins vendait dans les rues, les restes de nourritures laissés par les familles riches et les grands restaurants. Les débris de viande, de poisson et de légumes étaient triés, assemblés et disposés dans des assiettes. Le prix était très bas, environ un ou deux sous, cette nourriture étant destinée aux pauvres. Le mot "Arlequin" fait référence au costume d'Arlequin de la Commedia dell' Arte constitué de losange multicolores du fait de la composition disparate des aliments proposés.
Ce petit métier qui a perduré au début du XXe siècle est considéré comme l'ancêtre de la soupe populaire.
Sur l'image, la marchande tente de séduire un jeune homme filiforme:
" T'nez, jeune homme, profitez d'l"occasion...v'la une assiette de premier choix ... tous morceaux rupins, du blanc de poulet, une tête de brochet, trois pruneaux et une queue d'écrevisse... vrai un repas de Prince..."



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