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mardi 13 décembre 2016

Mariez-vous pour vivre longtemps.

Mariez-vous pour vivre longtemps.

Qui l'eût cru? Il paraît que le célibat raccourci la vie. Les solitaires qui n'ont souci que le soin de leur existence durent moins longtemps que les gens mariés.
Un allemand, M. Prinzing, vient de publier dans les Annales de la Statistique un travail sur la mortalité des gens non mariés.. Il a fait des recherches dans les livres de compte des Compagnies d'assurance sur la vie et dans les archives des hôpitaux et maisons de santé.
D'après ces documents, il a constaté que la mortalité de célibataires, surtout les hommes entre 35 et 70 ans, est beaucoup plus forte que celle des personnes mariées. La Banque d'assurance de Gotha, une des plus importantes de l'Allemagne, a donné des détails très intéressants sur cette question. Il paraît que le chiffre de la mortalité des prêtres catholiques est au moins deux fois plus grand que celui des pasteurs protestants; que les maladies de l'estomac et la paralysie générale sont les causes les plus fréquentes de la mort des célibataires. C'est chez eux aussi qu'on constate le plus grand nombre de décès par accident ou par suicide; M. Prinzing prétend que, chez les pères de famille, les sentiments de devoir, de responsabilité et de tendresse donnent plus de valeur à la vie, et que les homme mariés plus prudents, s'exposent moins aux dangers de toute espèce et trouvent plus de satisfaction dans l'existence que les hommes seuls.
Bref, d'après la statistique, science positive entre toutes, le mariage protège l'homme, dans une certaine mesure, contre une mort précoce. M. Prinzing, qui n'est ni français ni galant, ne parle pas des femmes. Il ne s'intéresse qu'à la longévité des hommes, mais comme le mariage réussit si bien aux maris, il en est probablement de même pour leurs compagnes!

Mon Dimanche, revue populaire illustrée, 26 avril 1908.

dimanche 11 décembre 2016

L'avantage d'avoir un grand nez.

L'avantage d'avoir un grand nez.

Un grand nez a toujours été considéré comme un signe de noblesse, de talent, et d'autres dons personnels également enviables, et le dicton célèbre est là pour nous rappeler que "jamais grand nez n'a gâté beau visage". Mais les avantages que nous venons de mentionner ne sont pas les seuls qu'on attribue à une proéminence nasale développée.
De nos jours, c'est un fait presque scientifiquement démontré, que la longévité d'un individu est en raison directe du volume de son nez, en sorte que celui qui en est l'heureux propriétaire a de grandes chances d'atteindre un âge avancé.
Une petite explication est nécessaire. Ce qui abrège notre vie à part les accidents dus à des causes extérieures, ce sont les maladies. Or, les plus nombreuses dont notre pauvre humanité soit atteinte, proviennent de ceci que l'organisme ne reçoit pas tout l'air nécessaire pour purifier le sang, air pur qui doit pénétrer par le nez. Celui-ci se trouve être une sorte de ventilateur de notre organisme, et plus la ventilation est parfaite, plus nos poumons reçoivent de l'air avec facilité.
Mais le rôle du nez ne se limite point à l'odorat et à la respiration. Une partie de sa mission dans la machine humaine consiste à servir d'issue à certaines sécrétions qui, si elles ne sont point expulsées avec régularité, peuvent devenir un dangereux nid de microbes. Un grand nez est donc mieux adapté à ces fonctions qu'un nez petit ou camus.
Les faits sont en tous points conformes avec la théorie. Il n'est pas besoin d'être un profond observateur pour la contrôler soi-même. Qu'on regarde les personnes d'un âge avancé qui passent dans la rue: neuf sur dix sont pourvues d'un nez respectable, aussi respectables que leurs cheveux blancs.
Presque tous les grands hommes qui atteignirent leur quatre-vingtième année possédaient un nez très développé, les uns larges et ronds, les autres larges et fins, en tous cas, de dimension toujours anormale.
Parmi ces personnages célèbres, citons le pape Clément XII qui mourut à quatre-vingt-huit ans, Michel Ange qui atteignit sa quatre-vingt onzième année, et le Titien à qui il manqua quelques mois pour mourir centenaire.
Voltaire qui vécut quatre-vingt quatre ans était pourvu d'un superbe appendice nasal, dont furent gratifiés aussi Galilée, Corneille et Hutardo de Mendoza, le célèbre auteur de Gil Blas de Santillana.
La liste serait beaucoup trop longue. Contentons-nous de mentionner encore Wellington, le fameux général anglais qui mourut à 83 ans, dont le nez considérable constituait le trait le plus caractéristique de sa physionomie; Goethe, Verdi, Chevreul, le pape Léon XIII qui tous atteignirent un âge très avancé.
Néanmoins, ce serait une grave erreur de croire qu'il suffit de posséder un grand nez pour vivre très longtemps. Encore faut-il veiller  à sa propreté avec un soin jaloux et faire en sorte de toujours respirer par le nez.

Mon Dimanche, revue populaire illustrée, 12 avril 1908.

mercredi 10 décembre 2014

Nouvel exemple de longévité.

Nouvel exemple de longévité.

Il n'y a pas long-temps qu'un homme, né à Polotsk, en Lithuanie, est mort âgé de cent quatre-vingt-huit ans. Il avez servi sous Gustave-Adolphe pendant la guerre de trente ans.
Cet exemple n'a rien qui puisse surprendre... 
Parmi les homme parvenus à un âge avancé, il en est un dont on a conservé le portait en Angleterre, et dont nous donnons ici une copie.



C'est Thomas Paar, qui vécut cent cinquante-deux ans. Cet homme habitait le comté de Shropshire. Il fut mis publiquement en pénitence dans l'église paroissiale de son village pour avoir abusé de la simplicité d'une jeune fille. A l'âge de cent vingt ans, il prit une seconde femme, qui lui donna plusieurs enfans.
Charles 1er fut curieux de le voir: on l'amena à la cour en 1675, et le roi fut surpris de lui entendre raconter fort nettement des faits dont il avait été témoin plus de cent quarante ans avant. Il mourut peu de temps après pour avoir consommé avec excès à la cour des viandes et du vin, tandis que jusqu'alors il n'en avait jamais fait usage.

Magasin  universel, mai 1835.