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samedi 15 septembre 2018

La profession révélée par le jeu.

La profession révélée par le jeu.

Ordy avait imaginé une classification morale des jeux, d'après laquelle chaque individu pouvait choisir celui qui convenait le mieux à son caractère ou ses habitudes; il destinait par exemple;

La bataille aux journalistes.
La boule aux ahuris.
Les dominos aux coureurs de bals masqués.
L'écarté aux préfets destitués.
Les échecs aux chefs de parti.
Le jeu d'oie aux habitués de la Bourse.
La main chaude aux chevaliers du lustre.
Le mariage aux bonnes gens.
La mouche aux mécontents.
La bête aux gens d'esprit;
Le tonneau aux biberons.
Le lansquenet aux fils de famille.
Le baccara aux Grecs.
etc., etc.

Mon Dimanche, revue populaire illustrée, 29 avril 1906.

lundi 10 septembre 2018

Regardez les oreilles.

Regardez les oreilles.

L'oreille plate et anguleuse dénote un mauvais caractère et une tendance à la cruauté; l'oreille petite et délicate, des goûts raffinés. Les personnes douées pour la musique ont souvent des oreilles larges et proéminentes, contrairement à l'opinion vulgaire qui assimile à cette forme d'oreille un tempérament brutal et sensuel. Presque tous les grands philosophes et les hommes d'Etat célèbres avaient de grandes oreilles, dirigées obliquement.

Mon Dimanche, revue populaire illustrée, 22 avril 1906.

Concert

Concert.





- Qu'est-ce que vous pensez, Marquise, de ce concert?
- Je trouve, mon cher Baron, que la surdité n'est pas  
le plus grand des malheurs.


Mon Dimanche, revue populaire illustrée, 22 avril 1906.

samedi 8 septembre 2018

Ceux de qui on parle.

Le ménage Curie.

Les ménages d'ouvriers sont fort nombreux; ceux d'artistes sont aussi très répandus, mais il n'y a peut être qu'un ménage de chimistes. Réjouissons-nous: il est français. Seul M. Piot* le voit peut-être d'un mauvais œil, parce qu'il est stérile: patience, c'est lorsqu'on s'y attendra le moins qu'on verra surgir un petit Curie, et ce ne sera pas la préparation dont les savants époux seront le moins fiers.
Pour l'instant, toute leur attention est absorbée par l'étude d'un corps qu'ils ont découvert et qui fit beaucoup de bruit, sans que personne, parmi le public, sût pourquoi: le radium. Cette découverte valut au ménage Curie le pris Nobel: 50.000 francs, la médaille Davy*, décernée par la Société Royale de Londres, et une autre somme de 60.000 francs provenant du prix Osiris*. 




Le bon sens populaire de bâtir tout de suite ce raisonnement: il faut que le radium rende beaucoup de services pour qu'on récompense si généreusement M. et Mme Curie. Ce bon sens se trompait, comme toujours. La radium ne rend aucun service, et c'est fort heureux, parce qu'il est à peu près impossible de s'en procurer et que la pauvre humanité a bien assez de tourments sans y ajouter celui de la recherche du radium. On a bien prétendu qu'il apporterait la guérison de la plupart des maladies, mais tout le monde a pu remarquer qu'à chaque découverte, il se trouve des médecins, probablement plus sincères que les autres, pour s'écrier: "Enfin! on va peut-être avoir un bon remède!"
Le radium est, paraît-il, très répandu dans le monde, mais à dose infime; on ne parvient à en cueillir une pincée qu'en traitant par des procédés très compliqués et très longs des tombereaux de résidus de pechblend, minerai d'uranium utilisé par les verreries d'Iéna. Une tonne de pechblend fournit un décigramme de sel de radium, qui revient à 3.000 francs. En réunissant tout le sel de radium qui se trouve dans les laboratoires français et étrangers, on n'en aurait pas cinq grammes. On juge avec quel soin, Mme Curie, à qui, je suppose, incombe cette tâche, doit ranger chaque jour le précieux produit dans son armoire à glace. Par bonheur, la nature, qui est parfois si étourdie, a eu l'à-propos de donner au radium le propriété d'être absolument inaltérable: il envoie des rayons capables d'impressionner des plaques photographiques même au travers d'objets opaques, et cela indéfiniment, sans perdre de poids ni changer d'aspect. C'est surtout cette propriété extraordinaire qui a ému les savants et qui provoque encore les recherches des époux Curie: on n'avait rien vu de pareil depuis le tonneau des Danaïdes et les cinq sous du Juif-Errant.
Mais pour être chimiste on n'en est pas moins homme. Comment se comportent M. et Mme Curie dans l'intimité? Arrivent-ils à oublier leurs travaux?. J'ai voulu satisfaire sur ce point la curiosité de nos lecteurs et suis allé frapper un soir à la porte des savants. Mme Curie achevait de confectionner une bobine d'induction en enroulant un fil couvert de gutta-percha. "Tu fais une drôle de bobine, ma femme, " dit M. Curie. Elle me prit le bras et, me montrant un vase de grès: "Voyez la jolie cornue que mon mari m'a rapportée!" Le potage étant servi, je me retirai, non sans avoir entendu M. Curie s'écrier: "Sapristi! On a oublié le chlorure de sodium dans la soupe!"

                                                                                                                                 Jean-Louis.

Mon Dimanche, revue populaire illustrée, 22 avril 1906.

Nota de Célestin Mira:


* Edme Piot fut sénateur de la Côte d'Or de 1897 à 1909. D'une famille très pauvre, il ne put aller à l'école et devint casseur de cailloux sur les routes, puis terrassier itinérant.


Edme Piot.

Il devint par la suite entrepreneur de travaux publics et fut à la tête d'une des plus grosses entreprises de travaux spécialisée dans les chemins de fer de France. Devenu sénateur et préoccupé par la baisse de la natalité en France, il fit adopter une loi allégeant les charges des familles nombreuses.



* La médaille Davy est une récompense pour des travaux scientifiques exceptionnels dans le domaine de la chimie, décernée par la Royal Society.

Médaille Davy.


* Le pris Osiris est un prix triennal  décerné sur proposition des cinq académies et destiné à récompenser des découvertes remarquables dans les domaines des sciences, des arts, des lettres et de l'industrie.

vendredi 7 septembre 2018

La mort d'un brave.

La mort d'un brave.


Il y a quelques semaines, quand je vous annonçait la mise à la retraite du sergent Hoff, je ne me doutais pas que le brave homme fut si près de sa dernière heure. On l'a conduit l'autre jour au Père-Lachaise, dans le caveau de la Ville où il restera jusqu'à ce que soit édifiée la sépulture monumentale qu'un vote du Conseil municipal de Paris vient de lui attribuer*.
Plâtrier de son état, Hoff était né en Alsace, dans le canton de Marmoutier, près de Saverne. Pris par la conscription en 1856, il réengagea et venait de passer sergent quand la guerre franco-allemande éclata. Il était en garnison à Belle-Isle. Vers le milieu du mois d'août, une lettre lui apprit que son père, vieillard de 75 ans, avait été fusillé par les Prussiens en essayant de défendre son foyer. Chose curieuse, Hoff, quoique soldat, n'avait jamais fait la guerre jusqu'alors. C'était un homme très doux, très pacifique, presque un sentimental. La mort de son père changea brusquement ses dispositions: la guerre devint pour lui une question personnelle, un moyen d'assouvir sa vengeance.
Incorporé au 7e de marche, il fut rejeté sur Paris avec les troupes de Vinoy. L'investissement n'était pas encore complet. Le 7e de marche était posté en avant de Vincennes, mais n'occupait pas Nogent. Pendant la nuit, raconte M. Louis Lande, les éclaireurs prussiens poussaient des reconnaissances jusque dans le village, et, quand ils passaient au galop, à la clarté de la lune, on voyait leurs ombres rapides se profiler sur les murs. 
Impatient d'en venir aux mains, Hoff s'adresse à ses chefs; à grand'peine il obtient l'autorisation, réunit une quinzaine d'hommes résolus, part à la tombée de la nuit et, tournant le village, va s'embusquer dans le fossé le long de la Marne, en face des premières maisons de Bry. L’œil aux aguets, le fusil armé, on attendit quatre grandes heures.
Tout à coup, de Petit-Bry, sur le chemin de halage, par la rue qui, de la mairie, descend vers la rivière, débouche un détachement de cavaliers; ils arrivaient en nombre, trois cents pour le moins, fumant sans défiance et causant entre eux; les cigares des officiers brillaient dans la nuit. C'était le moment. Au signal donné, les quinze fusils s'abaissent et font un feu de peloton. Surpris dans cet étroit espace entre le fleuve et les murs des enclos voisins, les Allemands ne peuvent ni avancer ni reculer; les chevaux éperdus se cabrent; les cavaliers tombent; l'escadron se débande. Mais un gros de fantassins ennemis, attirés par les coups de feu, essaie de tourner la position des Français: Hoff donne l'ordre de la retraite; lui-même quitte la partie le dernier. Le lendemain, comme d'habitude, quand le jour parut, les Prussiens avaient soigneusement enlevé leurs morts et leurs blessés; mais une cinquantaine de chevaux jonchaient encore le terrain.
Tel fut le début de Hoff dans la guerre d'embuscade et, dès lors, il ne se passa pas de nuit où tantôt seul, tantôt avec ses hommes, il n'exécutât quelque coup de main audacieux. Il était devenu la terreur des Prussiens qui avaient mis sa tête à prix. Mais Hoff n'avait garde de se laisser prendre. Il apportait le plus grand soin à combiner ses expéditions. Toujours le premier au feu d'ailleurs, il exposait mille fois sa vie avant d'exposer celle de ses camarades. M. Louis Lande nous le peint partant seul à la brune, le fusil sur le dos, un revolver au côté, la sabre nu placé dans sa ceinture. Le long des haies, par les sillons, au creux des fossés, il se glissait, rampait sur les mains, à plat ventre, fouillant des yeux les ténèbres, s'arrêtant au moindre bruit, puis reprenant sa marche. De temps en temps, il collait l'oreille contre terre et écoutait. Un arbre, une branche cassée, une pierre, des traces de pas sur l'herbe, tout lui était bon, tout lui servait d'indice ou de point de repère.
Il s'approchait ainsi des lignes ennemies et observait à loisir. Parfois il était entendu. - Werda? Qui vive? criait la sentinelle. Alors Hoff bondissait de sa cachette, tombait sabre en main sur l'Allemand surpris. Il risquait gros à ce jeu. La sentinelle pouvait donner l'alarme; Hoff, en ce cas,  n'avait que le temps de se rejeter dans la nuit. Les balles sifflaient à ses oreilles. Une d'elles lui enleva un morceau de mollet: Hoff ne se fit panser que deux jours après, tant il avait hâte, sa reconnaissance terminée, de rejoindre ses hommes, Klein, Lecoy, Huguet, Chanroy, Barbaix, etc., une quinzaine au total, et de repartir avec eux dans la direction du Four-à-Chaux, de Chennevières ou de tel autre point de la ligne d'investissement qu'il venait de reconnaître. 
Au nombre des compatriotes de Hoff se trouvait un volontaire de dix-huit ans, enfant par le visage et la stature, mais superbe de patriotisme et d'ardeur. Hoff l'avait baptisé familièrement le P'tit. On ne le connaissait pas dans la bande sous un autre nom. On savait seulement qu'il était Alsacien. Une nuit, dans une expédition près de Neuilly-sur-Marne, le P'tit disparut. Hoff, bouleversé, voulait déjà revenir sur ses pas pour chercher l'enfant quand celui-ci vint tomber à ses pieds: une balle lui avait ouvert le ventre, ses intestins coulaient. Il expliqua qu'il avait passé devant une compagnie de lignards français qui étaient de grand'garde sur la route. Il courait pour rejoindre Hoff. Le vent l'avait sans doute empêché d'entendre les sommations de l'homme du poste, et celui-ci avait tiré à bout portant. Hoff, d'ordinaire si calme fut pris d'une colère terrible. Tout à coup, raconte M. J. Salières, un des compagnons du sergent, aujourd'hui directeur du Populaire de Nantes, on le voit s'élancer vers le détachement français.
- Qu'on m'amène le misérable qui tire sur mes hommes! commande-t-il, et que à dix mètres, moi-même, je le fusille!
Un capitaine se détache du groupe, et, malgré la différence des grades, salue respectueusement Hoff, dont la bravoure était légendaire dans toute l'armée. Puis d'une voix attristée mais ferme:
- Sergent, déclare-t-il, la sentinelle a fait son devoir; je l'ai entendu pousser le halte-là et le qui vive! réglementaires. La peine de mort ne peut être prononcée. Mieux que cela: celui qui a fait feu n'aura pas de prison...
L'officier continua gravement:
- Les Prussiens sont à quelques pas. Faut-il se laisser surprendre? Notre devoir est de veiller, nous veillons.
- Vous avez raison, mon capitaine, dit Hoff, dont la colère tomba aussitôt.
Mais l'émotion avait été trop forte: une crise de sanglots le secoua convulsivement et, pour la première fois de sa vie peut-être, on le vit pleurer à chaudes larmes. Lorsqu'il fut redevenu maître de lui-même, il se tourna vers ses hommes et leur dit à voix basse:
- Pardonnez-moi, vous savez combien j'aimais le P'tit. Je ne vous demande qu'une chose, c'est de ne révéler à personne ce qui s'est passé, surtout aux journalistes. Je ferai moi-même mon rapport au général et le prierai de ne rien communiquer à la presse. J'ai mes raisons pour cela.
Ces raisons qu'il tenait cachées, M. Salières les a connues plus tard. Le P'tit était du même village que Hoff. Ses parents le lui avaient confié, et Hoff ne voulait pas qu'au chagrin de le perdre se joignit pour eux l'amertume d'apprendre qu'il avait été tué par une balle française. N'est-il pas vrai que ce sentiment, d'une exquise délicatesse, achève de peindre l'excellent cœur, le loyal soldat que fut Hoff?
La France, du moins, a fait à ce brave des funérailles dignes de lui.

Les Veillées des chaumières, journal illustré paraissant le mercredi et le samedi, 18 juin 1902.


Nota de Célestin Mira:

* Tombeau du sergent Ignace Hoff:


Tombeau du sergent Hoff ,
par Auguste Batholdi (1904) au Père-Lachaise.


Statue du sergent Hoff à Brie-sur-Marne.



dimanche 2 septembre 2018

La logique du débiteur.

La logique du débiteur.




- Comment, monsieur le docteur, vous prétendez que je vous dois 150 francs de visites! Mais vous savez bien que ma femme est morte. L'avez-vous fait mourir avec vos drogues?
- Assurément non!
- Est-elle revenue à la santé?
- Mais non, puisqu'elle est morte!...
- Alors, de quoi faut-il vous rétribuer?

Mon dimanche, revue populaire illustrée, 15 avril 1906.

Celles de qui on parle.

Mlle Polaire.


S'il est vrai, comme le laisse entendre l'Ecriture, que la femme n'est qu'une côtelette qui a réussi, je croirais volontiers, en voyant Mlle Polaire, qu'il s'agit d'une côtelette à manche.
Aucune femme au monde ne peut mieux que cette artiste nous donner une idée approchée de ce qu'était le beau sexe au temps du mammouth et de l'ignanodon. Il ne viendra à l'idée de personne que la nature ait pu créer du premier coup cette merveille de grâce et d'harmonie qu'est la silhouette d'une jolie femme. (Je ne fais pas de personnalité, mais si Mlle Jeanne Bloch se reconnait, j'en serait fort aise.) Pareil résultat n'a dû être atteint qu'après des tâtonnements, des ébauches, sortes d'épreuves avant la lettre, dont Mlle polaire représente assez bien un spécimen. Elle a tout de la femme, mais, pour ainsi dire, en promesse. Si on lui enfonçait un bonnet de nuit jusqu'au cou, elle pourrait tourner autour d'elle, sans jamais savoir si elle se présente de dos, de face ou de profil.




Mlle Polaire a très habilement tiré parti de ses avantages physiques et de ses trente-sept centimètres de tour de taille*. Ayant eu l'idée, après avoir chanté à la Scala, de faire du théâtre, elle ne s'avisa pas d'interpréter le rôle de Phèdre ou celui de la Dame aux Camélias, qui exigent une comédienne adulte. Elle parut dans le personnage de Claudine*, sorte de fillette ou de femmelette en jupes courtes, puis dans celui du Friquet*, saltimbanque en maillot, et l'un et l'autre rôle lui valurent la faveur du public.
Le Friquet surtout fut applaudi: on aimait à voir Polaire, d'abord vêtue de vraies loques, se transformer en amazone, en acrobate, en danseuse, voire en jeune fille du monde, une jeune fille qui fait tranquillement la roue en public. Mlle Polaire assure même, mais je ne me porte pas garant du fait, que trois peintres, tous trois célèbres, désirant faire son portrait dans ce rôle, n'avaient pas encore pu, après plus de cinquante représentations, décider dans lequel des sept costumes ils la représenteraient.
C'est sous les auspices de Willy, auteur de Claudine à l'école et du Friquet, que Polaire fit ses débuts au théâtre. Polaire, M. et Mme Willy, étaient alors inséparables. On ne rencontrait pas l'un sans les deux autres; Mme Colette Willy copiait les costumes et la coiffure de son amie, et l'auteur de Claudine* paraissait tirer autant de fierté de son bras droit, qui supportait Mme Willy, que de son bras gauche, où était accrochée Polaire*.
Ces jours de concorde et de paix sont passés. Willy n'écrira plus pour Polaire. Polaire ne jouera plus pour Willy. C'est une nouvelle séparation dont la France s'afflige.
Mais que les âmes sensibles ménagent leur attendrissement: Mlle Polaire est à l'abri du besoin, et si les engagements de théâtre lui faisaient défaut, il lui resterait ceux du Mont-de-Piété, dont elle connait le chemin et où elle emprunta naguère la modique somme de quarante-cinq mille francs sur des bijoux qui en valaient peut être dix fois plus. Cette affaire se termina d'ailleurs en correctionnelle, un marchand ayant disposé de la reconnaissance qui avait été engagée à son tour. Tant qu'il restera à Mlle Polaire quelques écrins de ce prix, sa subsistance sera assurée. Quant à elle, elle espère bien remplir encore ses coffrets et si elle a quitté son nom vrai: Pauline Dufleuve, ce n'est pas par dédain pour les rivières... de diamants.

                                                                                                                                        Jean-Louis.

Mon Dimanche, revue populaire illustrée, 15 avril 1906.

Nota de célestin Mira:

* Mlle Polaire:






* Polaire dans Claudine ,  de Willy, 1902.







* polaire dans le Friquet de Willy, 1904.



Polaire dans un scène du Friquet.


* Claudine à l'école est un roman paru en 1900 sous le nom de Willy , mais en fait écrit probablement par sa femme Colette. Ce roman provoqua un énorme scandale. Il eut de nombreux tirages, d'abord sous le nom de Willy, puis de Colette et Willy, puis enfin de nos jours sous le nom de Colette. Le roman fut adapté au cinéma, en 1978, par Edouard Molinaro et même en bandes dessinées par Lucie Durbiano.


Marie Hélène Breillat dans Claudine à l'école de Molinaro.


Claudine à l'école, BD de Lucie Durbiano.

* Willy obligeai Colette et Polaire a se coiffer et s'habiller de la même façon. Il appelait les deux femmes ses "twins";

Willy et ses "twins", Colette et Polaire.
(au vu de la taille, on devine aisément que Polaire est debout et Colette assise!)