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mercredi 27 mai 2015

Les chevaux de bois.

Les chevaux de bois.


Un de nos confrères nous apprend que la France possède plus de dix mille manèges de chevaux de bois. C'est là une superbe cavalerie.
On voit encore quelques manèges manœuvrés à la main ou auxquels donne le mouvement un vieux cheval tranquille et lent. Le luxe s'est mis de la partie, et le manège de chevaux de bois, qui coûtait jadis deux ou trois mille francs, atteint aujourd'hui des sommes fantastiques, quelque chose comme cent et même cent cinquante mille francs.
Ce chiffre paraît exagéré mais il s'explique facilement. Le moteur vaut à lui seul douze mille francs, l'orgue huit à dix mille, et chacun des chevaux, vaches, cochons, lapins, poissons, entièrement peints et vernis, environ deux cents francs.
Ajoutons que si une installation exige une avance considérable de capitaux, elle est, en revanche, fort productive, et les revenus qu'on en tire sont, paraît-il, des plus importants.

Le Petit Français illustré, n°202, 10 octobre 1903.

dimanche 20 octobre 2013

Les chevaux de bois enragés.

Les chevaux de bois enragés.

Mon dieu! que j'ai mal au cœur! Figurez-vous que tantôt, à la foire du Trône, je suis monté sur des chevaux de bois mis en mouvement par un cheval de chair et d'os, lequel à eu la malencontreuse idée de prendre le mors aux dents. On n'a pas idée de la rapidité avec laquelle nous nous sommes mis à tourner! Toute la mécanique ronflait comme une toupie d'Allemagne! Ça faisait tellement de vent, que, sur vingt mètres à la ronde, les chapeaux des promeneurs s'envolaient à des hauteurs incalculables. On a fini par arrêter la bête furieuse . Mais c'est égal, l'autorité devrait interdire ces choses là! Si j'étais négociant forain, j'établirais des chevaux de bois immobiles, autour desquels, moyennant quinze centimes, le public aurait le droit de courir aussi fort qu'il lui plairait. Comme ça, il n' aurait plus d'accidents à craindre.

                                                                                                          Jules Jouy.

Mon Dimanche, revue populaire illustrée, 15 février 1903.