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dimanche 31 décembre 2017

Le paradis des cyclistes.

Le paradis des cyclistes.

On sait que les moyens de locomotion mécanique ont pris en Amérique une extension considérable. La vogue remportée là-bas, dès ses débuts, par la bicyclette fut inouïe. Aujourd'hui encore, malgré les progrès de l'automobile, le "petit cheval d'acier" reste le sport favori des citoyens du nouveau monde.
Mais les routes des Etats-Unis sont loin de valoir les nôtres. Grossièrement pavées et cahoteuses, elles seraient inaccessibles aux cyclistes si l'on avait songé d'établir en bordure des voies soigneusement entretenues où seuls les cyclistes peuvent rouler. Toutes les grandes villes sont aussi pourvues de parcours qui leur sont spécialement réservés.
La plus curieuse de ces pistes est à coup sûr celle qui relie les cités de Pasadena et de Los Angeles, en Californie. C'est une voie cyclable aérienne établie sur des piliers en bois et qui offre l'aspect d'un pont interminable. Le parquet est fait de planches de sapin très "roulantes". Elle constitue une délicieuse piste de quinze kilomètres de long qui serpente à travers une campagne ravissante, à hauteur des branches d'arbres. Ni boue, ni poussière; et nul danger d'être écrasé. A chaque extrémité se trouvent des garages et des bars pour se rafraîchir. Quand vient la nuit, la route aérienne, éclairée de lampes électriques, est sillonnée de lampions lumineux, qui en font un spectacle féerique. Plus de cent mille cyclistes la fréquentent, moyennant un droit de dix cents (0 fr. 50) et la Compagnie qui a pris l'initiative de cette construction, amasse des bénéfices considérables.

Mon Dimanche, revue populaire illustrée, 2 juin 1907.

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