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dimanche 29 mai 2016

Meilhac.

Meilhac.

Henri Meilhac, l'auteur de tant de pièces charmantes, devenues populaires, est né en 1832.
Après de bonnes études faites au lycée Louis-le-Grand, le futur académicien entra dans une librairie. Très jeune, il écrivit dans plusieurs revues; sa collaboration ne se bornait pas à des articles; Meilhac dessinait, et fort bien, même; il donnait des illustrations et des chroniques au Journal pour rire, toujours dans la note gaie, indiquant ainsi la voie dans laquelle il devait s'illustrer.




Les débuts au théâtre d'Henri Meilhac remontent à 1855; à cette époque, le Palais Royal joua deux pièces de lui: Satania et Garde-toi, je me garde. Quoique décelant de grandes qualités, ces premiers essais n'eurent que peu de succès. Mais, bientôt après, commença avec Ludovic Halévy cette collaboration d'où devaient sortir tant de pièces qui resteront comme les modèles du genre et dont quelques-unes eurent un succès éclatant.
Citons entre autres: L'Etincelle, La Vertu de Célimène, Le train de minuit, puis La Belle Hélène, Barbe-Bleue, La Grande-duchesse de Gerolstein, dont Offenbach écrivit la musique. Notons encore La vie parisienne, Fanny Lear que l'Odéon jouait il y a quelques jours encore; La boule, Le Réveillon, Tricoche et Cacolet, la Petite Marquise, la Cigale, Mams'elle Nitouche, Manon; plus récemment Décoré,  et dernièrement, Papa, en collaboration avec M. Gandrax.
Il y a quatre ans, Ludovic Halévy entrait à l'Académie française; il était bien juste que son collaborateur Henri Meilhac vint l'y rejoindre et prendre place à ses côtés.

La Petite Revue, premier semestre 1889.

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