(2) Jombert, dans le catalogue de l'Oeuvre de Charles-Nicolas Cochin fils, 1770, dit, à propos de cette gravure: "La mort de cette dame qui, survint quinze jours après cette fausse apparence d'un retour de santé, a empêché qu'on ne fit usage de cette ingénieuse composition de M. Cochin fils et la planche a été supprimée" De Goncourt.
V
C'est, selon toute apparence,, à cette date que doit se placer la consultation qui fut rédigée pour la favorite moribonde, et qu'un hasard heureux a mis en notre possession, il y a quelques années.
L'authenticité de la pièce ne peut faire de doute: la nature du papier, les caractères de l'écriture en témoignent; et, plus encore que ces preuves matérielles, le texte lui-même. On y trouve, en effet, rassemblés, bon nombre de traits, épars çà et là dans les lettres et dans les mémoires du temps, sur la santé de la marquise, moins toutefois certaines fleurs, qui inspirèrent à quelqu'un de l'entourage de Maurepas une sanglante épigramme.(1)
Voici le texte de la pièce origine en notre possession, que nous faisons suivre d'un commentaire (2) qui servira à l'expliquer et à l'éclaircir:
26 mars 1764.
Il y a dix huit ou vingt ans que Madame étoit fort sujette à de violentes migraines dans les approches et à la suite du tems des règles; surtout quand le ventre se trouvoit un peu constipé. Les remèdes laxatifs écartoient ou diminuoient les accès de cette maladie; et pendant longtemps on n'a pas eu besoin de se servir d'autre remède que du petit lait, qui à la fin devenant moins efficace, m'obligea d'avoir recours à l'usage de l'eau de Miere (Miers) en Quercy, qui la purgeoit sûrement.
Les migraines sont devenues beaucoup moins fréquentes, et Madame devint plus sujette à une toux sérieuse, qui quelquefois durait 7 à 8 jours avec beaucoup d'opiniâtreté et en forme de coqueluche, dans laquelle elle rendoit une grande quantité de salive puituiteuse et salée.
La fréquence des retours de cette toux me détermina à l'usage du lait d'ânesse (3) dans les deux saisons de l'année: le lait lui procuroit d'abord la liberté du ventre, ce qui dispensoit de recourir à d'autres remèdes; si ce n'est qu'on lui prescrivoit de tems en tems du petit lait avec quelques gros de sel de sedlitz.
L'humeur séreuse claire se manifestoit assez habituellement, tantôt par des récidives de la toux, tantôt en attaquant les amygdales et y causant une irritation inflammatoire, quelquefois elle se portoit sur les dents et d'autres fois sur différentes parties du corps en forme de rhumatisme: ce qui obligeoit de fois à autre de purger Madame à fond avec l'électuaire panchymagogue et le petit-lait pour boisson par dessus; on a toujours continué l'usage du lait d'ânesse, même dans toutes les saisons de l'année.
Cependant Madame engraissa beaucoup, mais depuis environ une année ou dix-huit mois, elle a commencé de maigrir: ses digestions sont devenues difficiles, souvent sa tête s'est trouvée occupée d'affaires qui paroissoient l'affecter beaucoup, ce qui contribuoit fort aux dérangements des digestions.
Pour rétablir l'estomach, elle a fait un usage assez fréquent du quinquina, et elle a pris assidûment quelques verres d'eau épurée de Passy.
Il y a environ dix ans que Madame fut affectée d'un chagrin très vif à la mort de Mademoiselle sa fille, elle eut un violent saisissement qui occasionna des palpitations de cœur qui se sont renouvelées toutes les fois que Madame a fait quelques mouvements un peu pénibles, surtout celui de monter des escaliers, ce qui l'obligea depuis à se servir de porteurs; Les mêmes palpitations arrivoient aussi lorsque Madame cheminoit un peu longtemps. Mais elle ne paroissoient point dans l'état tranquille.
Madame se tenoit facilement couchée à plat et dans toutes les attitudes. Elle a parlé de ces palpitations à différens médecins qui ont tous soupçonné qu'il y avoit dilatation de l'oreillette droite du cœur; voilà quel a été son état jusqu'au moment de la maladie actuelle où la veille, elle eut sans cause apparente une attaque d'étouffement qui fut presque accompagnée de syncope, ce qui dura environ une heure; le lendemain Madame eut un frisson qui fut suivi de la fièvre et de la maladie présente."
Un coin de la feuille porte cette mention, d'une autre écriture: 1764, Pompadour, cart. 4, n° 18.
(1) Est-il besoin de la rappeler:
Iris, on aime vos appas,
Vos grâces sont vives et franches
Et les fleurs naissent sous vos pas.
Mais hélas! ce sont des fleurs blanches.
(2) Ce commentaire est dû à l'obligeance de notre excellent confrère et ami le Dr Potiquet, à qui nous avions communiqué la pièce originale, et qui a bien voulu nous transmettre les réflexions qu'elle lui avait suggérés.
(3) En 1744, après de la marquise de Châteauroux, Louis XV était venu s'installer à Trianon. Une peu plus tard, il y emmena Mme de Pompadour.
Pour le désennuyer, la favorite imagina de lui faire prendre part à l'élève des oiseaux de basse-cour. "Le roi et Mme de Pompadour, rapporte le duc de Luynes dans ses Mémoires (t. X, p. 439), s'amusent beaucoup beaucoup des pigeons et poules de différentes espèces. Ils en ont partout, à Trianon, à Fontainebleau, à Compiègne, à l'Ermitage, à Bellevue, et même le roi en a dans son cabinet, dans les combles."
Ce goût, joint à celui des laitages, qui convenait sans doute au tempérament de Mme de Pompadour, ajoute M. Desjardins (Le Petit Trianon, p. 3), fut la cause de la construction de la ménagerie dont parle le duc de Luynes.
Le marquis d'argenson parle également de la ménagerie et de la laiterie de Trianon (Mémoires, t. VI, p. 85)
VI
A qui attribuer cette note? Au médecin ordinaire de Mme de Pompadour, Quesnay; à Mme du Hausset, ou à quelque autre médecin ou camériste de son entourage? La question reste pour nous indécise.
En tout cas, elle est due à quelqu'un qui suivit de près Mme de Pompadour, pendant de longues années, et elle semble bien avoir été rédigée en vue des consultations qui se tinrent à son chevet, à Choisy, où elle se trouvait malade à cette date (26 mars 1764).
Posons tout de suite, Potiquet et moi, notre diagnostic: Mme de pompadour paraît avoir succombé à une broncho-pneumonie ou à une pleuro-pneumonie, consécutive à une affection du cœur ou aggravée par elle.
Elle-même, dans une de ses lettres, nous indique qu'elle était, dès 1756, l'opinion de ses médecins sur son état:
"Mon accès de fièvre n'a pas eu de suites, écrit-elle le 18 septembre de cette année, et je me porte aussi bien qu'il est possible avec ma pauvre oreillette." (1)
En ce temps, où la percussion et l'auscultation étaient inconnues; où, en dehors des signes fonctionnels, le diagnostic des affections du cœur s'établissait à l'aide de la palpation de la région cardiaque et des caractères du pouls, la dilatation de l'oreillette droite dominait toute la pathologie du cœur: "Le cœur, dit Senac (2) (qui fut justement un des médecins de la marquise) est sujet à des dilatations extraordinaires; c'est presque toujours l'oreillette droite qui se dilate. Cette dilatation cause une difficulté de respirer... les palpitations en sont une suite constante et les défaillances accompagnent ou suivent de tels accidents..."; et ailleurs: "l'orthopnée, le crachement de sang, l'asthme, la phtisie sont souvent des suites des dilatations." Or, Mme de Pompadour souffrait un peu de tout cela: maintes fois, dans ses Mémoires, Mme du Hausset parle des palpitations, des accès d'étouffement, des défaillances, des suffocations de la marquise. (3)
A cette époque, où l'action de la digitale, déjà connue en Allemagne et en Angleterre, était ignorée en France, le traitement des maladies du cœur consistait, suivant Senac, en saignées, en purgatifs et dans l'éloignement de toutes les causes physiques ou psychiques capables de provoquer une excitation cardiaque.
Les saignées ne furent point épargnées à Mme de Pompadour, comme en témoignent les Mémoires de Mme du Hausset, ceux d'Argenson, de de Luynes, et le document précité. Au reste, Quesnay n'était-il pas le médecin ordinaire de la marquise, Quesnay, l'Art de guérir par les saignées?
Sur le chapitre des purgations, la note manuscrite que nous publions fournit des renseignements plus copieux que les Mémoires du temps. Cela se comprend: il est un secret qu'une femme élégante, qui veut rester désirable, ne livre pas volontiers à la curiosité publique, c'est celui de ses garde-robes et du souci qu'elles lui donnent. Remèdes laxatifs variés, petit lait, eau de Miers en Quercy (4), sel de Sedlitz, électuaire panchymagogue, la marquise, très constipée, connut toutes les armes dont on use contre un intestin rebelle aux évacuations.
L'eau de Miers, prescrite à la fois, au XVIIIe siècle, contre la constipation et contre les flueurs blanches, convenaient à Mme de Pompadour pour cette double raison.
Senac conseillait, dans les maladies du cœur (5), l'usage des eaux minérales ferrugineuses: Mme de Pompadour prit de l'eau épurée de Passy, qui était une eau ferrugineuse faible.
Senac recommandait encore le repos du corps et celui de l'esprit. "Les passions, dit-il, portent le trouble sur le cœur, elles l'agitent... c'est donc une nécessité de les éviter ou de les modérer." Prescription bien difficile à suivre, pour la maîtresse d'un Roi comme Louis XV!...
(1) Correspondance de Mme de Pompadour (Paris, 1878)
(2) Senac (J.-B.) Traité de la structure du cœur, de son action et de ses maladies; Paris, 1777, tome II, pages 410 et passim.
(3) Mémoires de Mme du Hausset, 1891, passim.
(4) L'eau de Miers (Lot), sulfatée sodique, froide, rappelle beaucoup l'eau de Carlsbad par sa composition minérale; aussi a-t-on qualifié Miers de Carlsbad français.
Elle est employée avec succès dans les affections gastro-intestinales, notamment contre la constipation, et dans les maladies des reins et de la vessie.
Suivant Lieutaud, qui vivait au temps de Louis XV, elle était alors prescrite contre la constipation, les flueurs blanches et les affections des reins et de la vessie. (Cf. Des eaux minérales de Miers, par le Dr Gresset, 1892)
(5) Mme de Pompadour, malade par le cœur, éleva, en 1752, un autel, un des premiers en France, au culte du Sacré-Cœur de Jésus. Peut-être dans cette dévotion inattendue, entrait-il chez la favorite, quelque souci de son propre viscère, et comptait-elle, pour restaurer son cœur, sur une faveur céleste de Celui qu'elle faisait sculpter au fronton de l'autel; ou plutôt faisait-elle déjà la dévote "pour plaire à la reine", suivant le mot de d'Argenson.
A ce moment, en effet,
............................... le soliloque
Et les traits fins de Marie Alacoque
étaient fort goûtés d'une partie de la cour, la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus prenait faveur et Marie Leczinska, dont on n'ignore ni le genre d'éducation, ni le degré de culture intellectuelle, s'employait de son mieux à répandre en France ce fétichisme grossier.
L'autel élevé par la Pompadour peut se voir dans la petite église de Crécy-Couvé (Eure-et-Loir), où la marquise possédait une demeure somptueuse. Les boiseries en sont de ce style néo-grec, aux lignes élégantes, aux proportions harmonieuses qui fut conçu par la marquise et les artistes qu'elle protégea, et qui, par un injuste anachronisme et une ironie singulière, porte désormais, dans l'histoire des arts, le nom du plus balourd des monarques: elles sont du plus pur Louis XVI.
Une petite partie des communs, quelques pans de mur, les ruines d'un perron, la trace de quelques bassins, çà et là, des bouquets de lilas, voilà tout ce qui reste de ce que fut Crécy (Dr Potiquet).
VII
Mme de Pompadour mourut le jours de Pâques fleuries (15 avril 1764), âgée seulement de 42 ans 1/2: sa mère était morte presque au même âge. (1)
Plusieurs médecins, parmi lesquels Petit, médecin du duc d'Orléans, Renard, médecin du Marais, Renard, dont les avis auraient, suivant une rumeur, hâté sa fin, furent appelés près d'elle. (2)
Mme de Pompadour mourrait persuadée, affirme Soulavie (3), que sa fin avait été hâtée par Choiseul;
Un refroidissement entre Mme de Pompadour et Choiseul semble incontestable, mais de là à soupçonner le poison, il y a loin! Il suffit de se reporter aux lettres de la duchesse de Choiseul pour anéantir cette calomnie.
A peine est-elle enterrée, la fière marquise, devant laquelle, de son vivant, tous tremblaient, que la reine Marie Leczinska écrit au président Hénault:
" Au reste, il n'est non plus question ici de ce qui n'est plus, que si elle n'avait jamais existé. Voilà le monde, c'est bien la peine de l'aimer!" (4)
La plupart des historiens ont parlé du transport quasi clandestin des restes de la marquise de Versailles à Paris et de la prétendue sécheresse de cœur de Louis XV, lors du passage du convoi. Légendes que tout cela!
Notre collègue, M. Fromageot, a eu entre les mains un curieux dossier de pièces originales, provenant du marquis de Marigny, pièces relatives à la mort et aux obsèques de la favorite, qui permettent de rectifier sur bien des points la version officiellement admise.
Tout d'abord, ces documents attestent que Mme de Pompadour fut transportée à son hôtel, à Versailles, le dimanche 15 avril (1764): sa chambre fut transformée en chapelle ardente, et, le surlendemain seulement, il fut procédé à son ensevelissement. Il est donc certain qu'elle n'a pas été expédiée hâtivement à Paris, ni le jour de sa mort, ni le lendemain. Elle fut, au contraire, enterrée en grande pompe.
"Un cortège, composé de cent prêtres, vingt-quatre enfants portants de grands chandeliers, dix chantres et deux serpents, deux bedeaux et un suisse", assisté à la levée du corps à l'hôtel et l'accompagne à l'église.
Derrière le cercueil, "porté à bras par huit porteurs, viennent quarante-deux domestiques en livrée de deuil, portant des cierges, et soixante-douze pauvres, couverts de manteaux noirs et portant aussi des cierges."
Les grosses cloches sonnent à deux reprises; enfin l'église est entièrement tendue de draperies; le catafalque est élevé sur une estrade et "un grand poêle, herminé" est suspendu au-dessus.
Après le service à l'église, a lieu le transport à Paris, dans un corbillard avec dais de duchesse, poêle et couronne posée sur un carré de velours, carrosse drapé, douze chevaux de louage, portant douze caparaçons à moire d'argent, dix-huit chevaux de selle, quatre hommes pour la conduite du convoi, quatre officiers, quatre suisses, soixante-cinq domestiques, etc.
Le convoi sortant de l'église n'a pas cessé d'être accompagné d'un grand nombre de gens, portant des flambeaux allumés.
Il faisait ce jour-là, comme l'a relaté Cheverny (5) dans ses Mémoires, un temps épouvantable: ce détail se trouve absolument confirmé par une des pièces du dossier de M. Fromageot, d'où il résulte que deux domestiques avaient perdu leurs chapeaux, enlevés par le vent, et n'avaient pu les retrouver, à cause de l'obscurité, dans les fossés remplis d'eau.
Ainsi, l'ancienne légende (6) du transport à Paris du corps de la marquise, en hâte et presque furtivement, le soir ou le lendemain de son décès, est entièrement contredite par des documents authentiques, indiscutables.
Le cortège funèbre, entré à Paris par la grille de Chaillot, fut reçu avec une grande pompe au couvent des Capucines, où il fut harangué par un des religieux, qui en profita... pour faire l'éloge des vertus de la reine Marie Leczinska!
L'église des Capucines de la place Vendôme, située dans l'axe de la rue de la Paix actuelle, faisait face à la place. On descendit le cercueil dans le vaste caveau d'une chapelle dédiée à Notre-Dame de Tongres, que la défunte avait acquise de la famille de La Trémoïlle (7), chapelle placée en main gauche en entrant, en face de celle où reposait Louvois; il y resta jusqu'en 1804. Cette année, la rue de la Paix fut percée, l'église des Capucines démolie et les ossements de l'église, comme ceux du cloître du couvent, portés aux catacombes et rangés dans un ossuaire particulier. (8)
Là gisent quelque part, pêle-mêle avec les restes de Louise de Lorraine, reine de France et de Pologne, d'Henriette-Catherine de Montpensier, de Louvois, du duc de Créquy et de nombre de religieuses capucines, les os de celle qui, suivant une des épigrammes dont on poursuivit son luxe et son arrogance, était si longtemps:
La substance du peuple et la honte du roi (9)!
(1) Mme Poisson, qui n'avait encore que 46 ans, avait succombé, le 24 décembre 1745, au dire de d'Argenson, d'une maladie innommable. On lui fit l'épitaphe satirique que voici:
Ci gît qui, sortant d'un fumier,
Pour faire une fortune entière,
Vendit son honneur au fermier
Et sa fille au propriétaire.
(2) Revue rétrospective, tome III, 1re série, p. 272; Comte Fleury, Louis XV intime, 1899: tout le chapitre XII de ce dernier ouvrage est à lire.
(3) Soulavie, Mém. du maréchal duc de Richelieu, t, X.
(4) Mém. du Président Hénault, 1855, Dentu.
(5) Il y a tout lieu d'accorder créance au récit de Cheverny: les documents originaux lui donnant raison sur tous les autres points, il y a fort à présumer que son récit est véridique jusqu'au bout.
(6) Légende encore l'indifférence qu'aurait témoigné Louis XV à la mort de sa maîtresse. Voici comment les faits se seraient réellement passés:
"Le roi, écrit Cheverny, prend Champlost (son premier valet de chambre) par le bras; arrivé à la porte de glace du cabinet intime (donnant sur le balcon qui fait face à l'avenue de la cour), il lui fait fermer la porte d'entrée et se met avec lui en dehors, sur le balcon. Il garde un silence religieux, voit le convoi enfiler l'avenue, et malgré le mauvais temps et l'injure de l'air auxquels il paraissait insensible, il le suit des yeux jusqu'à ce qu'il perde de vue tout l'enterrement. Il rentre alors dans l'appartement, deux grosses larmes coulaient encore le long de ses joues et il ne dit à Champlost que ce peu de mots: Voilà les seuls devoirs que j'ai pu lui rendre! paroles les plus éloquentes qu'il pût prononcer dans cet instant."
Comme nous voilà loin des récits universellement admis!
(7) Lorsqu'elle acheta le caveau des Capucines, quelqu'un dit: "Les grands os de La Trémouille vont être bien étonnés d'avoir à côté d'eux les arêtes de Poisson."
(8) Héricart de Thury, Description des catacombes de Paris, 1815 p. 205. -E. Gérard, Les Catacombes de Paris, 1802, p. 139 et suivantes, et 150.
(9) Diderot a assez durement résumé ce que le gouvernement de Mme de Pompadour a coûté à la France:
"Eh bien, qu'est-il resté de cette femme qui nous a épuisés d'hommes et d'argent, laissés sans honneur et sans énergie, qui a bouleversé le système politique de l'Europe? Le traité de Versailles, qui durera ce qu'il pourra, l'Amour de Bouchardon qu'on admirera à jamais; quelques pierres gravées de Gay, qui étonneront les antiquaires à venir; un bon petit tableau de Van Loo, qu'on regardera quelquefois et une pincée de cendres.
Docteur Cabanès.
Les Indiscrétions de l'Histoire, deuxième série, 1903-1907.