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vendredi 5 janvier 2018

Les lapins de cimetière.

Les lapins de cimetière.

Paris abonde en métiers et corporations bizarres dont la moins originale n'est pas le "syndicat des marchandes et revendeuses de cresson sur le carreau des Halles", association limitée à 80 membres et dont les privilèges sont rigoureusement reconnus.
Sans parler du ramasseur de crottes de chiens, travailleur indépendant, ni du zélé fonctionnaire qui est chargé de passer tous les dimanches matin, la statue de Claude Bernard à la mine de plomb, il est de graves comités comme le "Comité de surveillance de la navigation sur les lacs des Bois de Boulogne et de Vincennes", quelques chose comme un syndicat de pilotes pour les bateaux d'enfants.
Nous avons aussi des emplois plus macabres et qui rappellent assez la fonction disparue de "maquilleurs de tête de mort pour les galeries d'exposition de la Morgue". C'est, par exemple, le fonctionnaire uniquement charger de chasser les lapins de Paris. Cet estimable Nemrod est un industriel qui a passé avec la Ville de Paris un marché aux termes duquel il doit détruire tous les lapins qui infestent, paraît-il, nos cimetières.
Il approvisionne quelques "chands de vins" réputés aux alentours de nos nécropoles pour le "lapin de l'enterrement". Et la gibelotte n'en est pas plus mauvaise pour cela!

Mon Dimanche, revue populaire illustrée, 19 mai 1907.

samedi 30 janvier 2016

Un mort au téléphone.

Un mort au téléphone.

La veuve du fameux financier newyorkais Russel Sage, a voulu pour défunt son époux un cercueil digne du milliardaire. Chacun honore ses morts à sa façon. M. Russel Sage, qui portait toujours sur lui quelques bagues représentant la bagatelle de plusieurs centaines de mille francs, avait décidé d'être enterré avec. Il s'agissait donc de défendre le cadavre de ce Crésus contre les profanations possibles des cambrioleurs de tombes.
Mme Russel Sage consacra vingt mille dollars (cent mille francs) à cette entreprise. La bière classique des pauvres gens fut remplacée par une gaine de cuivre emprisonnée dans un caisson en acier blindé de la résistances des meilleurs coffres-forts, le tout placé dans un tombeau de ciment armé revêtu de marbre. Cette installation était, en outre, munie de sonneries électriques qui avertissaient le gardien du cimetière si l'on tentait d'ouvrir le cercueil.
Ainsi "l'oncle Russel", comme on l'appelait en bourse de New-York, dont il était une des grandes puissances, peut dormir tranquille. Sa vie avait été d'ailleurs assez agitée. Employé à 12 ans dans une épicerie, puis épicier en gros, il se fit ensuite banquier et, en s'associant au fameux Jay Gould, était devenu un des rois du chemin de fer américains. Il avait failli être tué par une bombe jetée dans son bureau par un certain Norcross, homme irrascible, qui exigeait de Russel Sage le paiement immédiat d'une somme de six millions. "Oncle Russel" eut raison d'obtempérer; en effet, Norcross fut tué par sa propre bombe, et Russel s'en tira avec quelques blessures.
Nul doute que Mme Russel, qui demeura toute sa vie impressionnée par cet attentat contre son mari, ait voulu le défendre ainsi jusqu'après sa mort. Quand aux sonneries électriques, elles rappellent l'histoire macabre de Lady Witkins.
Lady Witkins avait épousé en secondes noces un écuyer de cirque, quand, six mois après son mariage, son mari se tua en tombant du cheval. Lady Witkins, très nerveuse et portée à la croyance au surnaturel, ne fut jamais convaincue de la mort de son époux. Cependant, elle ne put s'opposer à son enterrement; mais elle fit installer un téléphone qui, du cimetière, reliait le cercueil à sa chambre. Alors, cette malheureuse femme passa des heures à l'appareil dans l'espoir d'un appel qu'elle ne devait jamais entendre. Ses amis essayèrent en vain de l'arracher à son obsession.
Un jour, elle se dressa, saisie d'horreur, en poussant un cri terrible: on avait parlé! Et elle tomba inanimée sur le plancher.
Quelques personnes firent une enquête approfondie qui révéla que le fil particulier desservant le cimetière avait été relié par erreur avec un abonné.

Mon Dimanche, revue populaire illustrée, 13 janvier 1907.

dimanche 14 juin 2015

Le charnier des Innocents.

Le charnier des Innocents.


C'est une des singularités de l'histoire de la ville de Paris, que l'emplacement destiné aujourd'hui à recevoir les immenses approvisionnements de la grande capitale ait été autrefois et pendant des siècles consacré à la sépulture des morts. Dès le règne de Philippe Auguste, les vivants faisaient, dans ce quartier de Paris, concurrence aux trépassés, et, en 1186, ce prince fit entourer le cimetière des Innocents de murailles, dans lesquelles étaient pratiquées des portes que l'on ouvrait seulement pour laisser passer les funérailles. L'objet que Philippe Auguste avait en vue, c'était d'isoler ce funèbre enclos et de mettre à l'abri des profanations les tombes souvent foulées aux pieds par les hommes et les animaux qui allaient aux divers marchés de Paris, et, s'il faut en croire les récits du temps, de les préserver de plus graves insultes.
C'était au bout du cimetière des Innocents que régnait l'immense galerie voûtée et formée d'arcades, connue sous le nom de Charnier des Innocents. On rangeait systématiquement, au fond de ces arcades, les ossements des morts, provenant des anciennes sépultures, ce qui n'empêchait pas les marchands d'établir leurs comptoirs sous ces tristes voûtes. Le plus frivole des commerces, celui des modes, avait établi là un de ses centres, et la mort, avec son éternelle ironie, regardait la vie trafiquer. La plus grande partie de ces arcades avait été détruite, au quatorzième siècle, par des bourgeois notables de Paris. Sur quelques-unes, on lisait les noms des fondateurs et des inscriptions pieuses.
La plus célèbre de ces arcades était celle élevée par Nicolas Flamel, du vivant de sa femme. Cette arcade était située du côté de la rue de la Lingerie; on y voyait les deux lettres initiales du prénom et du nom de l'écrivain juré de l'université de Paris, dont la fortune mystérieusement acquise est devenue le sujet de tant de récits merveilleux commentés à perte de vue par les adeptes de l'alchime.
La première arcade, du côté de la rue Saint-Denis, avait également été construite aux frais de Flamel. C'était là qu'il avait fait ériger le monument sous lequel sa femme Pernelle fut inhumée. On a dit, mais à tort, qu'il y avait marqué le lieu de sa propre sépulture. C'est à Saint-Jacques de la Boucherie que Nicolas Flamel fut enterré. Ce qui a causé l'erreur de plusieurs historiens, c'est que l'effigie du mari figure à côté de la femme, dans le monument que le premier avait fait construire.
Dans cette sculpture, qui répondait au goût du temps, le Pêre Eternel était représenté, comme on peut le voir dans le dessin qui accompagne notre texte, entre deux anges. 


Le Saint-Esprit ouvrait ses ailes sous la forme d'une colombe au-dessus de la tête du Père Eternel. A sa droite et à sa gauche, on voyait Flamel et Pernelle présentés à Dieu par les apôtres saint Pierre et saint Paul. Au-dessous, dans de petits cartels, figuraient des animaux symboliques. C'étaient au-dessus du cintre contenant ce bas-relief qu'on lisait, écrite en caractères gothiques, l'inscription que nous avons placée au bas de la gravure: Nicolas Flamel et Pernelle sa femme. A l'entour étaient plusieurs tables en pierre, sur lesquelles étaient inscrits des vers; nous en citerons quelques-uns:


Les pauvres âmes trépassées
Qui de leurs oirs sont oubliées
Requièrent des passants par cy
Qu'ils prient à Dieu que mercy
Veuille avoir d'elles et leur fasse
Pardon, et à vous doint sa grace.
Qui séant vient dévotement
Tous les lundis ou autrement,
Et de son pouvoir y fait dons
à indulgence et pardon.

On ne saurait croire combien ce monument, élevé par Nicolas Flamel, a occupé et échauffé l'imagination de ses contemporains et celle des hommes des siècles suivants. Sa prodigieuse fortune, dont on ne connaissait pas l'origine, et que les uns attribuaient à un pacte avec l'esprit du mal, les autres à la découverte du grand oeuvre de l'alchimie, c'est à dire à la transmutation de tous les métaux en or, donnait lieu aux récits les plus extravagants. On prétendait qu'il avait laissé l'explication emblématique de son secret sous la figure des animaux symboliques qui décoraient le monument de sa femme Pernelle. On chercha longtemps ce prétendu secret, et, comme naturellement on ne le découvrit pas, on finit par renoncer à cette vaine poursuite, et l'on oublia Nicolas Flamel et Pernelle.
C'était également sous une arcade des Charniers qu'était placé le Calvaire, monument gothique et de plein relief, entouré d'une grille dans toute sa hauteur. Il représentait le Christ apparaissant aux saintes femmes.
Une fois l'an, le jour de la Toussaint, on montrait au public la célèbre figure en ivoire, connue au moyen âge sous ce nom: le squelette de Germain Pilon. L'oeuvre de cet éminent artiste était enfermée dans une armoire pratiquée dans une des faces de la tour de Notre-Dame des Bois, monument d'une forme octogonale, d'une construction demi-gothique, haut d'environ quarante pieds, et placé en avant et à droite du portail de l'église des Saints-Innocents. Ce monument devait son nom à une niche contenant l'image de la Sainte-Vierge, et pratiquée dans sa partie orientale; Il subsista jusqu'à la suppression du cimetière, c'est à dire jusqu'à 1786. On sait que ce fut à cette époque que, cédant aux réclamations de tous les homme de science, le gouvernement abattit l'église et les charniers, et que les fosses furent ouvertes à une grande profondeur. On recueillit les ossements avec un respect religieux. On les transporta dans des chariots couverts que les prêtres suivaient en chantant l'office des morts.
C'étaient les générations de plusieurs siècles qui allaient chercher leur suprême demeure loin du lieu où ils avaient cru dormir leur suprême sommeil. On les conduisit à une maison construite près de la barrière Saint-Jacques, et nommée la Tombe-Issoire. Cette maison était située au-dessus des anciennes carrières de Montrouge. Un puits avait été creusé dans un petit enclos attenant à cette maison. Ce fut là que les ossements furent descendus, déposés et rangés sur deux lignes parallèles à six pieds de hauteur. Quand le transport fut achevé, on éleva un mur en maçonnerie pour séparer ces voûtes funèbres du reste des carrières. Telle est l'origine des catacombes.
Nous ne quitterons pas le cimetière des Innocents sans dire un mot du médaillon de la fille de Jean Goujon, sculpté par son père, ce rival de Germain Pilon, et qui portait le millésime 1571. On reconnait dans ce médaillon le faire plein de grâce de ce grand artiste, qui avait voulu éterniser les traits de l'enfant chérie qu'il avait perdue.
Si les lieux changent de physionomie, il se fait aussi des révolutions dans les mœurs. Nous éloignons les cimetières des villes, et il semble qu'en agissant ainsi nous obéissons à un sentiment naturel, outre que nous suivons une idée raisonnable. Nos pères obéissaient à un autre sentiment et suivaient une autre idée. Ils n'appréhendaient pas de se trouver en face de la mort et, dans ce temps où la science de l'hygiène était à peu près ignorée, ils ne comprenaient pas l'inconvénient qu'il y avait à placer un cimetière au milieu d'une grande ville. Bien plus, nous voyons que quelquefois au moyen âge on adoptait ce lieu funèbre pour théâtre des fêtes publiques. Ainsi nous lisons, dans les historiens du temps, qu'en 1484 les Anglais, maîtres de Paris, choisirent le cimetière des Innocents pour y célébrer des réjouissances en l'honneur de la victoire qu'il venait de remporter à Verneuil. Il est vrai que la fête fut, par son caractère étrange, tout à fait digne du lieu où elle était célébrée, et digne aussi de l'esprit original et bizarre du peuple anglais. Des personnages des deux sexes, de tout âge et de toute condition, dansèrent un ballet funèbre en ayant la mort pour coryphée. C'est la danse macabre, si souvent représentée par le pinceau d'Holbein, dont la cathédrale de Bâle possède de précieux spécimens. N'y a-t-il pas là comme un reflet du génie à la fois sombre et railleur de Shakespeare, cette personnification puissante de l'esprit britannique, qui a pétri ensemble le terrible et le burlesque pour en faire la base de son théâtre?

                                                                                                                               René.

La Semaine des Familles, samedi 14 novembre 1863.

mercredi 4 mars 2015

Le cimetière du Père-Lachaise.

Le cimetière du Père-Lachaise
                     et son portier.



C'est une vaste enceinte divisée comme un damier par des grilles en bronze, par d'élégants compartiments où sont renfermés des tombeaux, tous enrichis de palmes, d'inscriptions, de larmes aussi froides que les pierres dont se sont servis des gens désolés pour faire sculpter leurs regrets et leurs armes.
Il y là de bons mots gravés en noir, des épigrammes contre les curieux, des concetti, des adieux spirituels, des rendez-vous où il ne se trouve jamais qu'une seule personne, des biographies prétentieuses, du clinquant, des guenilles, des paillettes. Ici des thyrses; là, des fers de lance; plus loin des urnes égyptiennes; çà et là quelques canons; partout des emblèmes de mille professions; enfin tous les styles: du moresque, du grec, du gothique, des frises, des oves, des peintures, des urnes, des génies, des temples, beaucoup d'immortelles fanées et de rosiers morts. 
C'est une infâme comédie! c'est encore tout Paris avec ses rues, ses enseignes, ses industries, ses hôtels, mais vu par le verre dégrossissant de la lorgnette, un Paris microscopique, réduit aux petites dimensions des ombres, des larves, des morts, un genre humain qui n'a plus rien de grand que sa vanité.
Et, en ce lieu, il y a un portier; et, de tous les portiers de Paris, celui du Père-Lachaise est le plus heureux. D'abord, il n'a point de cordon à tirer; puis, au lieu d'une loge, il a une maison, un établissement qui n'est pas tout à fait un ministère, quoiqu'il y ait un très-grand nombre d'administrés et plusieurs employés; que ce gouvernement des morts ait un traitement et dispose d'un pouvoir immense dont personne ne peut se plaindre: il fait de l'arbitraire à son aise. Sa loge n'est pas non plus une maison de commerce, quoiqu'il y ait des bureaux, une comptabilité, des recettes, des dépenses et des profits. Cet homme n'est ni un concierge ni un portier: la porte qui reçoit les morts est toujours béante; puis, quoiqu'il y ait des monuments à conserver, ce n'est pas un conservateur; enfin c'est une indéfinissable anomalie, autorité qui participe de tout, et qui n'est rien; autorité placée, comme le mort dont elle vit, en dehors de tout. Néanmoins, cet homme exceptionnel relève de la ville de Paris, être chimérique comme le vaisseau qui lui sert d'emblème, créature de raison mue par mille pattes, rarement unanimes dans leurs mouvements, en sorte que ses employés sont presque inamovibles. Ce gardien de cimetière est donc le concierge arrivé à l'état de fonctionnaire, non soluble dans la destruction.
Sa place d'ailleurs est une sinécure: il ne laisse inhumer personne sans un permis: il doit compte de ses morts, il indique dans ce vaste champ les six pieds carrés où vous mettrez quelque jour tout ce que vous aimez. Oui, sachez-le bien, tous les sentiments de Paris viennent habiter à cette loge, et s'y administrationalisent. Cet homme a des registres pour coucher ses morts: ils sont dans leur tombe et dans ses cartons. Il a sous lui des gardiens, des jardiniers, des fossoyeurs, des aides. Il est un personnage. Les gens en pleurs ne lui parlent pas tous d'abord. Il ne comparaît que dans les cas graves: un mort pris pour un autre, un mort assassiné, une exhumation, un mort qui renaît. Le buste du roi régnant est dans sa salle, et il garde peut-être les anciens bustes royaux, impériaux, quasi-royaux dans quelque armoire, espèce de petit Père-Lachaise pour les révolutions.
Enfin, c'est un homme public, un excellent homme, bon père et bon époux, épitaphe à part. Mais tant de sentiments divers ont passé devant lui sous forme de corbillard! mais il a tant vu de larmes, les vraies, les fausses! mais il a vu la douleur sous tant de faces, et sur tant de faces! il a vu six millions de douleurs éternelles! Pour lui, la douleur n'est plus qu'une pierre de 11 lignes d'épaisseur et de 4 pieds de haut, sur 22 pouces de large; quant aux regrets, ce sont les regrets de sa charge; il ne déjeune ni ne dîne jamais sans essuyer la pluie d'un inconsolable affliction. Il est bon et tendre pour toutes les autres affections: il pleurera sur quelques héros de drame, sur M. Guermeuil de l'Auberge des Adrets, l'homme à la culotte beurre frais, assassiné par Macaire; mais son cœur s'est ossifié à l'endroit des véritables morts. Les morts sont des chiffres pour lui; son état est d'organiser la mort. Puis enfin il se rencontre trois fois par siècle une situation où son rôle devient sublime, et alors il est sublime à toute heure... en temps de peste.

                                                                                                                 de Balzac.

Magasin universel, décembre 1836.

samedi 1 novembre 2014

Cimetière de Montivilliers (Seine-inférieure).

Cimetière de Montivilliers (seine-inférieure).

Jadis, sur l'emplacement du cimetière que notre dessin représente, Jacques Deschamps, vicomte de Montivilliers, habitait un château dont la situation au milieu d'une charmante vallée devait faire un séjour aussi riant qu'il est triste aujourd'hui; un jour, une fille de ce seigneur tomba dans un puits et mourut. Désespéré, Jacques Deschamps ne voulut plus vivre en ces lieux: il transforma sa demeure en cimetière et fit élever une croix à la place du puits où avait péri sa fille; on rapporte que son projet avait été d'entourer ce "champ de paix" d'un beau cloître.
Il mourut en 1520 ou 1525, comme l'indique la date un peu effacée de la pierre tombale placée à l'entrée de la chapelle, où il est représenté avec le costume du seizième siècle.
La croix est gothique à l'exception du sommet; mutilée à l'époque des guerres de religion, elle fut restaurée, en 1600, par Beuriot, vicomte de Montivilliers, qui, sans souci de l'ensemble du monument, fit refaire au goût de son temps la petite croix qui le surmonte.
Le cloître, commencé selon les instructions de Jacques Deschamps, est de style renaissance; la voûte a conservé la forme ogivale. Il est, du reste, construit en charpente sauf le mur extérieur et la chapelle. Sur les piliers plus ou moins mutilés, on voit des écussons où quelques fragments de peinture figurent une danse macabre, et les instruments de la Passion.
En 1830, on a détruit, dans l'attique du cloître, un charnier formé de têtes superposées avec deux os intercalés entre chacune.



Nos lecteurs n'ont sous les yeux que deux des côtés du cloître. Sur le troisième est la chapelle; des bas-reliefs y représentent la Résurrection de Lazare et les armes du fondateur; et des fresques, recouvertes d'un badigeon dont on n'a pu les débarrasser, figuraient l'Enfer, le Purgatoire et la Paradis.

Le magasin pittoresque, mai 1876.