Translate

Affichage des articles dont le libellé est visite. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est visite. Afficher tous les articles

lundi 12 octobre 2026

Les visites.









 
Tableau du peintre danois Wilhelm Marstrand de 1845 intitulé "Scène de la chambre d'accouchée" en hommage à Ludvig Holberg auteur de la comédie théâtrale "Barselstuen" (La Chambre d'accouchée) écrite en 1723.

Ce tableau nous montre une coutume de la bourgeoisie danoise des XVIIIe et XIXe siècles. Après avoir accouchée, la nouvelle mère devait rester alitée ou allongée dans un fauteuil, pendant plusieurs semaines, le temps des couches.
Il était d'usage, pendant cette période que toutes les femmes de son entourage social lui rendent visite, c'est à dire les voisines, les amies et les parentes. Au départ, ces visites étaient destinées à soutenir la nouvelle mère. Mais bien vite, elles se transformèrent en des rassemblements bruyants laissant place à tous les commérages. On y buvait du café en mangeant des gâteaux, on y parlait de tout et de rien. C'est tout juste si on faisait cas de la mère qui ressortait de cette épreuve épuisée.
Souvent, des femmes venaient pour se montrer comme celle qui entre d'une façon théâtrale dans la pièce à gauche. Même, les deux chiens, semblent se raconter des histoires croustillantes sur les chiens du dehors, imitant de ce fait les comportements humains.

Wilhelm Marstrand connaissait à l'époque de l'élaboration du tableau un immense succès commercial. Il en profitait pour vendre les croquis et les études préliminaires réalisés avant la création du tableau. Au besoin, il en inventait des nouveaux qu'il vendait à prix d'or à tel point que ses détracteurs prétendirent qu'il saturait le marché de l'art de Copenhague. Ses défenseurs, eux, rappellent qu'il était un dessinateur compulsif et extrêmement productif.

Toujours est-il que son tableau est réussi car on entend d'ici le brouhaha des conversations débridées des différentes commères réunies.

jeudi 11 mars 2021

La visite au grand père.





La visite au grand père.
d'après la célèbre estampe de Northcote et Smith.



 Les Annales politiques et littéraires, janvier-juin 1907.

lundi 6 mars 2017

dimanche 22 novembre 2015

Le carnet de Mme Elise.

Les visites.

A qui peut-on faire des visites.

D'une manière générale, on n'est autorisé à faire visite qu'aux personnes qui vous ont exprimé le désir de vous recevoir.
Mais il est mille circonstances qui dispensent de cette autorisation. Ainsi on peut se présenter chez une personne rencontrée dans un salon ami, si l'on a un service ou un renseignement à lui demander; dans ce cas on peut écrire à l'avance un mot à la personne que l'on désire visiter, faire porter ce mot par un domestique chargé d'attendre la réponse; on se présente alors au jour et à l'heure indiqués par l'intéressé. Si l'on est pressé ou si l'on a toute raison de croire qu'on sera bien accueilli, on se présente chez la personne que l'on a besoin de voir, on donne sa carte au domestique; on peut y ajouter au crayon le motif de la visite: Pour l'Oeuvre des orphelins, ou Pour entretenir Madame D... du projet de fondation d'un club de patinage, etc.

A qui doit-on une visite?

On fait une visite aux personnes chez lesquelles on a dîné, dans la quinzaine qui suit le repas, à celles qui vous ont rendu service, qui ont eu pour vous une aimable attention (envoi d'une loge de théâtre, d'un cadeau); on fait aussi des visites aux personnes avec lesquelles on est en relations.

Quel jour doit-on choisir pour rendre une visite?

On ne se présente pour faire une visite qu'au jour et à l'heure où l'on a des chances de trouver la personne chez qui l'on va; choisir tout autre jour ou toute autre heure serait impoli: exception est faite pour les personnes occupées qui,  ne pouvant se présenter dans une maison au moment où elles savent rencontrer la maîtresse de maison, se dérangent cependant pour faire acte de présence et remettre elle-mêmes leur carte cornée au domestique.
Lorsqu'on se rend chez une personne qui ne vous a point invité à lui faire visite, on ne se présente point à son jour, ce serait indiscret.
Au contraire, les amis, les relations mondaines doivent s'efforcer de rendre visite au jour de réception, afin de donner à cette réception le plus d'éclat et d'animation possibles; c'est une politesse dont la maîtresse de maison leur saura grand gré.

                                                                                                                                 Mme Elise.

Mon Dimanche, revue populaire illustrée, 5 janvier 1908.

dimanche 15 novembre 2015

La visite au grand-père.

La visite au grand-père.




Les Annales politiques et littéraires, revue universelle paraissant le dimanche, 30 décembre 1906.