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vendredi 7 juillet 2017

Les salaires aux colonies.

Les salaires aux colonies.


D'après ses propres informations, et s'aidant, comme moyen de contrôle, des notices coloniales publiées en 1885 par la Direction des Colonies, le Bulletin de Renseignements coloniaux indique quel est le taux des salaires payés dans les colonies françaises aux diverses catégories de travailleurs.

Nouvelle-Calédonie.
Les ouvriers ordinaires gagnent de 6 à 8 francs par jour; quant aux bons ouvriers, leurs salaires quotidiens sont les suivants: Charpentiers, menuisiers, ébénistes, bourreliers, selliers de 12 à 15 francs; ferblantiers, zingueurs, forgerons, mécaniciens, de 12 à 16 francs par jour; tailleurs, peintres en bâtiment, cordonniers, de 8 à 10 francs; boulangers, de 5 à 10 francs; manœuvres, de 6 à 8 francs.
Etant donné le prix de la vie, ces salaires sont élevés; ils se maintiennent grâce à la rareté persistante de la main d'oeuvre et à ses exigences.
Tanneurs, briquetiers, tailleurs de pierre, maçons, charpentiers, menuisiers, cordonniers, ébénistes, charrons, ferblantiers, peuvent trouver de bonnes situations, soit à Nouméa, soit chez les colons de l'intérieur.

Journal des Voyages, dimanche 7 juillet 1889.

jeudi 2 juillet 2015

Le pays des Kanaks.

Le pays des Kanaks.



Types calédoniens.






Le Pilou-pilou, danse des néo-calédoniens.

La Mosaïque, Revue pittoresque illustrée de tous les temps et de tous les pays, 1878.

samedi 8 mars 2014

Un Canaque pour vingt cochons.

Un Canaque pour vingt cochons.

Ce qu'on pourrait encore traduire: vingt cochons égalent un homme, dans la singulière arithmétique des indigènes de la Nouvelle-Calédonie.
En effet, ayant commencé à chiffrer sur les doigts de leurs mains, comme nous le faisons tous à l'école, les Canaques continuent avec ceux de leurs pieds, ce que nous ne faisons pas, il serait trop long de se déchausser. C'est ce qu'on peut appeler une table d'addition portative. Et comme chaque homme a sur lui-même vingt de ces unités, l'expression "un homme", en langue néo-calédonienne, est employé pour indiquer le nombre vingt; "deux hommes" pour quarante; "trois hommes" pour soixante, etc.
Alors si vous demandez à un Calédonien, dans son dialecte natal:
- Combien possèdes-tu de cochons?
Il vous répondra:
- J'ai un homme.
Cela veut dire vingt cochons. Et il n'y a, croyez-le bien, aucune malice là-dessous.

Mon Dimanche, revue populaire illustrée, 11 février 1906.