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samedi 25 juillet 2026

Fragile Constitution .












Cette image satirique est du britannique William Heath et date de 1829. Elle est intitulée:" Burking Poor Old Mrs  Constitution".

La scène symbolise la fin de la Constitution d'origine protestante établie en 1688 lors de la "Glorious Revolution". Elle rappelle les meurtres commis par deux immigrants irlandais du nom de Burke et Hare (Burke and Hare murders) connus aussi sous le nom de "West Port murders". Entre novembre 1827 et fin octobre 1828, Burke et Hare firent 16 victimes et revendirent leurs cadavres au docteur Robert Knox à des fins de dissection. Ils étouffaient leurs victimes en comprimant leur thorax afin de laisser le moins de traces possibles. Le nom de Burke est passé dans le vocabulaire commun anglais sous la forme burking qui signifie "tuer quelqu'un tranquillement".

Sur cette image, on distingue sous les traits des deux meurtriers le Premier ministre, le Duc de Wellington en uniforme militaire rouge et Robert Peel, en habit bleu, son ministre de l'Intérieur en train d'étouffer une vieille dame.
La vieille dame, Old Mrs constitution, symbolise la constitution anglaise âgée de 141 ans. L'acheteur, attend à la porte. Il est représenté par un prêtre catholique romain qui attend tranquillement le cadavre de l'ancienne constitution.

Il s'agit donc d'une charge contre le "Catholic Emanciparion Act", d'avril 1829,  l'Acte d'émancipation des catholiques, qui accordaient des droits civiques importants, par rapport à leur situation antérieure, aux catholiques du Royaume-Uni et d'Irlande, qui jusqu'à ce jour, jouissaient de droits moindres que les protestants et leur donnait l'accès au Parlement. Les conservateurs anglais les plus extrêmes (Ultra Tories) considéraient cette reconnaissance comme une trahison absolue et se mobilisèrent farouchement contre son adoption. Le parti Tory, dont la puissance reposait sur l'alliance entre l'Etat et l'Eglise anglicane, se divisa, les ultra-tories retirant leur soutien au gouvernement et les Tories, au pouvoir depuis plus de quarante ans, durent céder la place aux Whigs après un vote de défiance en 1830.





Cartes à jouer érotiques.






Sous  Napoléon III et la IIIe république, la censure d'Etat était féroce. Mais comme dans tous les temps, la censure, aussi féroce soit-elle, pousse à la production de ce qui est interdit. Sans doute car ce qui est interdit est rare et que braver les interdits permet au bourgeois d'éprouver ce petit frisson réputé propre au rebelle.
Sous ces deux régimes, donc, la production d'objets "curieux" ou "galants" comme on les appelait à l'époque, explose littéralement, alimentée par les achats de la bourgeoisie et de l'aristocratie.
A Paris, ce commerce se concentre dans les galeries du Palais-Royal. Les libraires et les marchands d'estampes, vendent sous le manteau qui des estampes anonymes, qui des livres interdits, qui des objet mécaniques. Les dessinateurs, graveurs et imprimeurs ne signent jamais leurs œuvres afin d'éviter la prison et les lourdes amendes pour "outrage aux bonnes mœurs. 
Au XIXe siècle, les objets à secret se multiplient. Tel objet, au demeurant anodin, cache en son sein une représentation érotique. C'est le cas des tabatières à double fond, des cannes à système ou encore des montres à gousset par exemple.

Les cartes présentées ci-dessous utilisent le procédé diaphane, c'est à dire la transparence. Chaque carte est d'apparence anodine, mais une source lumineuse placée à l'arrière de la carte fait apparaître une scène insoupçonnée.


6 et 9 de trèfle:




Carte 6 de trèfle "normale".





Carte 6 de trèfle "éclairée"




Carte 9 de trèfle "normale".




Carte 9 de trèfle "éclairée".

 

Autre exemple:



Dame de trèfle "normale".





Dame de trèfle "éclairée".

Journal des Chapeliers.






Gravure du Journal des Chapeliers de janvier 1876.

Ces 18 coiffes ont été conçues et confectionnées par la maison Carpentier & Vanderborre se présentant comme la "Chapellerie de la maison de l'Empereur et de l'Impératrice." A noter la présence d'un gibus ou chapeau-claque mécanique.


vendredi 24 juillet 2026

  Les lorettes.

Part IV




Le nom de lorette est apparu sous la Monarchie de Juillet (1830-1840). Il désigne une femme indépendante qui vit des largesses de ses amants.  Ce surnom vient de l'église Notre-Dame de Lorette et de son quartier en pleine construction à l'époque. Les propriétaires proposaient des loyers bas afin qu'elles "essuient les plâtres" ce qui attirait les lorettes.
Alexandre Dumas distinguait trois catégories de femmes de ce genre, les grisettes associées aux étudiants du quartier latin qui vivaient d'aventures mais conservaient un travail, les lorettes qui vivaient uniquement de leurs charmes en ayant plusieurs amants, appelés des "Arthurs", qui se partageaient les factures et enfin les courtisanes ou demi-mondaines qui n'avaient qu'un seul amant à la fois, mais richissime.
Les gravures sont de Gavarni ou de Damourette.







"Joli petit animal qui dévore en quinze jours une prairie dont cinquante vaches ne seraient pas venues à bout en un an."

Métaphore agricole pour désigner les dépenses somptueuses en vêtements et bijoux d'une Lorette capable de ruiner son amant en quinze jours.






" J'hérite, ma chère... un oncle, un vrai, qui me laisse des rentes. Ça va ma paraitre joliment farce de dépenser de l'argent à moi..."








" - C't homme-là, ma chère, un vrai caniche, c'est fidèle...
 - Et ça rapporte."







" - Regardez-les passer belles de jeunesse et d'impudeur, toutes couvertes de dentelles et d'or: et personne dans cette ville corrompue ne s'élève contre cette honte! personne ne trouve mauvais que ces infâmes étalent au grand soleil le spectacle de leur luxe insolent!... Nation dégénérée, Français de la décadence, qu'avez-vous fait à la vertu de vos pères?...
- Et les abonnées avalent ça?..."

La caricature ne dénonce pas la libéralité des mœurs mais l'hypocrisie de la presse  et la naïveté des lecteurs (les abonnés). Damourette montre que les journaux  ne s'indigne de la décadence de la société que pour mettre en avant des situations scandaleuses qui font vendre, et que les lecteurs consomment avec une passivité désolante.






" - Et quand je songe que je regrette le temps où Edouard me fichait des tripotées dans sa mansarde!...
 - Ça, ça ne fait pas l'éloge des agents de change!..."

Cette caricature est une attaque contre les agents de change, constituant la bourgeoisie financière de l'époque. Les agents de change, de par leur fortune,  sont les nouveaux protecteurs des Lorettes, capables de leur offrir le luxe et le confort matériel mais ils sont profondément ennuyeux et froids. Le luxe bourgeois est si monotone qu'il leur fait regretter la misère bohème d'autrefois.







" - Si je te disais que je t'aime assez pour ne jamais rien te demander, mon loup, qu'est-ce que tu croirais?...
 - Que tu vas me demander quelque chose..."






" - Prenez garde, madame Ribochet, je ne suis pas plus bête que j'en ai l'air... une femme ne me tromperait pas pendant deux jours sans que je m'en aperçoive.
 - Menteur!... "






" Font-elles leur tête... parce qu'elle carottent les fils de nos anciens valets de chambre!..."

"Faire sa tête" signifie prendre des grands airs, "carotter" en argot signifie escroquer. Ce couple, malgré  leur luxe apparent ne font ni partie de la noblesse, ni de la bourgeoisie historique. Ce sont des parvenus qui suscitent le mépris de ces deux femmes du peuple.






" T'as bien tort, mon enfant, de jeter comme ça tout ce qu'il y a par la fenêtre... garde-toi au moins d'quoi-z'-avoir du tabac sur tes vieux jours!"








" - Mille pardons, mon cher, j'ai oublié ma bourse, auriez-vous la bonté de payer ma voiture qu'est en bas?...
- C'est une bagatelle, vous devez?...
- Un mois, trois cent soixante-deux francs, vous ajouterez ce qu'il vous plaira pour le cocher."






" - Ce Legrand est un gaillard qui doit à son tailleur la moitié de ses succès.
- Et la totalité de ses habits."







" Cette nuit, monsieur, j'ai rêvé que vous aimiez une autre femme... cela m'a fait mal, Henri, cela m'a fait horriblement mal!...






" Vous ne seriez pas gros comme cela, Edouard, si vous m'aimiez autant que je vous aime."






" - Et combien qu'ça t'rapporte, m'sieu le caricaturiste, de te moquer des femmes?
- Quatre ou cinq mille francs.
- Peuh! Ça nous rapporte plus, à nous, de nous moquer des hommes..."






 Pénurie.





Ordonnance Royale datant du 8 mai 1789 concernant la ville de Chaumont-en-Bassigny (Haute-Marne). L'affiche est signée par Toufot de Béveaux, lieutenant général de police de la ville.
L'année 1789 est une année de pénurie de blé due aux mauvaises récoltes de 1788. Cette pénurie a entraîné une forte augmentation des prix du grain et donc du pain provoquant des vives tensions dans tout le pays.

L'ordonnance porte sur plusieurs points:

- La lutte contre la psychose populaire. L'ordonnance dénonce la "crainte mal fondée" du peuple de manquer de grains.
- La protection des approvisionnements. Les rumeurs, violences et menaces se produisant sur les marchés font fuir les "Laboureurs & Propriétaires de grains des Villages voisins. La crainte du pouvoir est que la ville se trouve privée de nourriture jusqu'à la prochaine moisson.
- Le rétablissement de l'ordre public. La police interdit tout attroupement, les "émotions populaires" (émeutes) et toutes menaces et injures envers les marchands.
- Le rappel des peines. Les contrevenants seront poursuivis de façon extraordinaire et sévèrement punis. L'ordonnance se veut cependant rassurante en précisant que le Roi à pris toutes les dispositions pour importer du grain de l'étranger.
 Ce que j'étois...






Estampe d'Alexis Chataignier de 1797.

"Ce que j'étois, ce que je suis, ce que je devrois être."

"A Paris chez
Maugand, Rue St Denis vis-à-vis celle de la Chanvrerie N° 86
Roullat, Rue Quincampoix Presque Beauvais."

"Ce que j'étois":  l'homme, bandit de grand chemin, s'enfuit après avoir dévalisé une maison bourgeoise avec son sac de butin.
"Ce que je suis": l'homme s'est enrichi à la faveur des troubles politiques et économiques dus à la Révolution. Il se déplace dans une calèche de luxe, vêtu élégamment, visiblement opulent , avec sa compagne;
"Ce que je devrois être": l'homme est représenté comme un bagnard, les chaînes aux pieds et condamné aux travaux forcés.

jeudi 23 juillet 2026

Le médecin aux urines.








Le médecin aux urines.

 
Cette gravure est l'œuvre de Claude Louis Desrais et date du début du XIXe siècle.

Il s'agit d'une satire de l'uromancie, pratique médicale très ancienne, qui consistait à diagnostiquer les maladies et la grossesse par l'examen des urines. Sur cette image, le médecin contraste avec ses visiteuses. Il est vêtu de façon grossière, porte une barbe hirsute, alors que les deux femmes sont très élégantes. A leurs visages, on perçoit une forte anxiété. Nul doute que l'une d'elles attend un diagnostic de grossesse.





Roue des urines médiévale.


Cette roue est issue du traité Epiphanie Medicorum du médecin allemand Ulrich Pinder, publié en 1506.






 Une autre roue d'uroscopie tirée de l'ouvrage Fasciculus Medicinae du médecin allemand Johanes de Ketham en 1491.
Cabinets d'aisance

des fosses inodores.








Le titre fait allusion à une innovation technologique de l'époque destinée à réduire les épouvantables odeurs des latrines publiques. Chaque estampe porte un prénom féminin destiné à rappeler une lorette ou une courtisane fréquentant les salons sous la Restauration, le jeu consistant à deviner laquelle.
Ce genre de gravure n'était jamais exposé dans les vitrines des marchands de la rue Vivienne ou du Palais-Royal à cause des foudres de la censure. Elles se vendaient "sous le manteau" à des collectionneurs qui les rangeaient dans leur cabinet de curiosités.





Eléonore.






 


Babet.





Fanchon.







Gertrude.







Rosemonde.







Oda.


 Petit diner.





L'artiste reste inconnu, cette estampe date de 1820. Elle s'intitule "Petit diner" et représente, à gauche, Olympe de Gouges attablée avec Céline, une de ses amies. Cette estampe a été réalisée pour servir d'illustration au livre d'éducation "Conseils à ma fille" de Jean Nicolas Bouilly.
A noter l'anachronisme vestimentaire: Olympe de Gouges est habillée d'une robe style 1er empire alors qu'elle a été guillotinée en 1793.
La question qui se pose est pourquoi une telle illustration? En fait, sous cette gravure était écrit: "La belle Olympe se trouve à son tour obligée de manger sur ses genoux." En effet, on voit que les deux amies portent chacune leur assiette sur leurs genoux; en cas de manque de place, il est possible de rompre exceptionnellement les convenances .

 Le prétexte.




Caricature d'Aaron Martinet vers 1815.

Elle représente un scène se déroulant durant l'occupation de Paris par les troupes coalisées, notamment anglaises après la défaite de Napoléon 1er à Waterloo.

Elle montre la curiosité des parisiennes vis à vis des Highlanders vêtus de leur kilts et de leur bonnet à poils d'ours. C'est une des premières représentations populaires du "vrai écossais" (True scotsman) qui est supposé ne pas porter de sous-vêtements sous son kilt.
A cette époque les Ecossais provoque une stupeur totale chez les Parisiens. Le kilt est considéré comme une tenue primitive quasi sauvage. L'ensemble des Parisiens est fasciné par la tenue et tous se posent la question, surtout les femmes, "portent-ils quelque chose dessous?"
Les soldats écossais installent leur campement sur les Champs-Elysées et au bois de Boulogne. Les parisiennes viennent s'y promener en masse sous prétexte de prendre l'air ou de jouer avec leurs enfants. En réalité, elles attendent la moindre occasion, un coup de vent, un soldat qui se baisse,  un autre qui s'assoit, etc. Les Highlanders ont été flattés de cette attention et jouant le jeu, ils faisaient tomber exprès un objet pour se baisser et le ramasser, à la grande satisfaction des spectatrices.
Sur l'image, on voit à gauche, deux élégantes qui se penchent ensemble avec chacune un faux prétexte, l'une pour relacer sa chaussure, l'autre pour s'occuper d'un enfant. Nul ne doute que ces prétextes servent d'alibis pour pouvoir jeter un œil indiscret sous le kilt des militaires.
Cet intérêt devient tel que la mode s'en est emparée, le plaid devenant le sommet de la mode en 1815-1916.

La garde-malade.






 

La "garde-malade" est une gravure sur bois du français Henry Monnier parut en 1840.

L'imposante garde-malade tend une tasse à une malade confinée dans un lit à baldaquin. Une petite table est encombrée de fioles médicamenteuses. Un texte, non présent ici, accompagne ce dessin. Il tourne en dérision ces femmes payées pour veiller sur les malades mais qui passaient leur temps à boire leur bouillon, vider les bouteilles de vin et dormir dans de grands fauteuils comme celui ici présent.
 La sortie du bain.





Célèbre estampe d'Edgar Degas réalisée vers 1870.

Degas a produit un nombre très important de cette scène, n'étant jamais satisfait du résultat. Plusieurs d'entre elles sont conservées dans des lieux prestigieux comme le Metropolitan Museum of Art de New-York, le Musée des Beaux-Arts du Canada ou la Bibliothèque nationale de France.

On estime que Degas a produit entre 17 et 22 versions différentes sur la même plaque de métal.
C'est sur le vase situé à droite que Degas s'est le plus acharné. Les premières versions montraient un vase vide, et, après bien des essais, on le voit  rempli de plus en plus de branches stylisées. Degas se confia alors à ses proches en disant: "J'ai ajouté quelques brindilles dans le vase." La version présentée ici montre une étape intermédiaire où les brindilles sont déjà très denses. Cette recherche est souvent appelée "l'épisode des brindilles".
Mais ce ne fut pas tout.
Le fauteuil situé au fond a aussi fait l'objet de retouches multiples. Il fut petit à petit assombri afin d'augmenter le contraste avec la peau blanche de la baigneuse. Par ailleurs, les franges du fauteuil, de style Napoléon III, ont aussi fait partie de son obsession du détail. La version présentée ici montre des franges très denses et très sombres.
Pour être complet, Degas s'est aussi livré, sur la même plaque, à plusieurs repositionnements des bras et des jambes de la femme.
Alexis Rouart, ami et confident de Degas raconte qu'un jour, Degas lui tendit un épreuve de "la sortie' du bain" en lui disant: "Notre amie, Mme X... doit être ainsi, en sortant du bain." Bien que Degas ait passé des mois sur sa plaque, il n'a jamais fait d'impression commerciale. Il conservait les impressions dans ses cartons. Ce n'est qu'après sa mort en 1918 qu'il fut décider d'en faire un tirage.


mercredi 22 juillet 2026

 Affiches.

Part II




Affiche de Marc Auguste Bastard, de style Art Nouveau, publiée an 1891.







Affiche de Jules Chéret de 1893. Jules Chéret est considéré comme le père de la publicité moderne. Il a créé une quinzaine de variations de cette affiche pour la marque Saxoléine.
Saxoléine commercialisait du pétrole lampant de sécurité.









Affiche d'Eugène Grasset de 1891.

"A la place Clichy" était un grand magasin de nouveautés célèbre, spécialisé dans les articles en provenance d'Orient.






Affiché très populaire réalisée par Louis Maurice Boutet de Monvel en 1894.






Affiches réalisée par les artistes belges Edouard Duyck et Adolphe Crespin en 1896.

Elle met en valeur la ferme de Frahinzac située sur les hauteurs de Spa. La chefnaie est une omette au lard.
Etant située sur la route de l'hippodrome, l'affiche précise que la ferme accueillait les promeneurs ainsi que les cavaliers et leurs chevaux se rendant à cet hippodrome.





Affiche de Georges Meunier de 1896, liée aux premières campagnes publicitaires pour les différents compagnies de chemin de fer.








Affiche de Jules Chéret de 1889 pour le papier Job des cigarettes à rouler.

La mention "Hors concours/ Paris 1889" fait référence à l'Exposition Universelle de Paris de 1889.









Affiche de Jules Chéret concernant un bal masqué donné à l'Opéra Garnier.
 Après la mort, le médecin.





Gravure de Jacques Lagniet publiée entre 1657 et 1663.

"Après la mort le médecin" veut dire qu'il est inutile d'apporter des remèdes lorsque le patient est mort!

En haut, à droite un poème sur la morale de cette scène:

A quoy bon d'un corps mort consulter les urines
Clisteres ny sirops onguents ny medecines
Ne peuvent à ce corps donner soulagement
A tard après la mort vient le medicament.

En clair, le traitement arrive trop tard.

Sur la fiole d'urine  il est écrit "ecompt"  (escompte) révélant que le médecin a déjà calculé sa note.

Au dessus du médecin, on lit: " Medecins et mareschaux font souvent mourir gens et Chevaux." Les médecins et les marécaux-ferrants servant de vétérinaires étaient souvent considérés comme des charlatans.

Près de la pleureuse; " Des bons s'en vont et les meschants demeurent."

Sur le côté du lit: " Il vaut mieux en terre qu'en pré."
Sous le lit, au sol et au centre: "On est plus en terre qu'en pré."
On passe plus de temps mort et enterré que vivant à se promener dans les prés.