mercredi 29 juin 2016

Les esclaves.

Les esclaves.


Nos dessins représentent des marchés d'esclaves en Afrique, esclaves enfants, esclaves adultes, esclaves femmes.












C'est surtout à Zanzibar, sur la côte orientale de l'Afrique, que se font ces odieux trafics de chair humaine. On voit dans ces dessins le portrait d'un de ces cruels conducteur de troupeaux d'hommes; on voit aussi un jeune esclave, presque un squelette, qui avait été par son maître jeté, miné par la maladie mais vivant encore, au milieu d'un cimetière, et qui fut recueilli par des voyageurs français.





Le marché de Zanzibar est une grande place entourée de maisons; les esclaves mis en vente sont là, accroupis en rangées, débarrassés de leurs chaînes, et pour qu'ils n'aient pas l'air trop abattus, on les nourrit de chair de requin et de riz.






Les acheteurs font subir a ces malheureux leur inspection préliminaire comme à de véritables animaux. Le personnage important du marché est le conducteur qui est à la fois le commissaire-priseur. Jeunes, vieux, hommes et femmes, sont adjugés au plus offrant.





La punition des esclaves, qui cherchent à secouer leur joug, est terrible. On les suspend, on les attache, comme le montre un de nos dessins, à des poutres où on les laisse des heures, plus ou moins longues selon le bon plaisir du maître.

Le Petit Moniteur illustré, dimanche 5 octobre 1890.

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