lundi 20 juin 2016

Au Tonkin.

Au Tonkin.

Notre gravure montre un poste avancé dans les rizières, au Tonkin, et la sentinelle qui veille avec prudence. Nous ne saurions, en effet, être trop aux aguets dans ce pays où les pirates cherchent à continuer leur coupable industrie.





C'est ainsi que le 25 février au soir, sur le fleuve Rouge, en aval de Traihun, une bande du Than-Hoa a attaqué un convoi de 13 jonques, non escorté descendant de Lao-Kaï, avec un chargement de thé, d'étoffes, d'étain et d'espèces, puis un convoi montant de 23 jonques, escortés de tirailleurs.
Cinq jonques ont été coulées, quatre ont été amenées par les pirates dans l'arroyo de Nigoï-tié. Vingt-cinq femmes et enfants ont été enlevés. Plusieurs coolies ont été tués ainsi qu'un tirailleur. On compte également un blessé et deux hommes disparus. Trois mille piastres ont été enlevées.
Une reconnaissance envoyée le 26 février a ramené les dernières jonques. Les villages voisins auraient participé au pillage.
Un télégramme d'Hanoï, du 3 mars, dit que le Doï-Vo et sa bande, cernés dans le village de Giao-Phuny (Nam-Dinh), se sont fortifiés dans une maison où, après une résistance acharnée de plusieurs heures, ils ont été anéantis par le feu de la troupe. Le cadavre carbonisé du Doï-Vo a été reconnu; vingt et un autres gisaient à côté de lui. Trois miliciens ont été tués et trois autres blessés
Ce résultat considérable aura pour effet de mettre fin aux nombreux actes de brigandage qui désolaient les six huyens de la province de Nam-Dinh.

Le Petit Moniteur illustré, dimanche 27 avril 1890.

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