vendredi 18 mars 2016

Thiers.

    Thiers.
(Puy-de-Dôme.)


A Thiers, on fabrique à très-bon marché une quantité prodigieuse de ciseaux, de couteaux et d'autres objets de coutellerie; on y compte une douzaine de papeteries. Les églises et plusieurs vieilles maisons méritent aussi l'attention; mais ce qu'il y a de plus curieux, c'est la manière brusque dont la ville descend jusqu'au fond d'un ravin, parcouru par une rivière appelée la Durolle, dont les eaux vives et abondantes servent de moteur à des usines. 



Entre ces usines et le bord de cette eau, devant les cascades et au pied d'énormes blocs de granit, le paysagiste peut trouver de nombreux sujets d'études. La plupart des rues sont de véritables escaliers, dont chaque maison, chaque étage, est une fabrique. 
Ces maisons caractérisées la plupart par des étages supérieurs en bois très-richement colorés par le temps, sont très-pittoresques.
Du haut de la terrasse du Rempart on découvre presque toute la Limagne et la chaîne des monts Dore, et de la place aux Arbres, on jouit d'un beau coup d’œil sur la Durolle ou le rocher de la Margeride.

Le Magasin pittoresque, juillet 1876.

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