vendredi 24 juillet 2015

Les femmes de l'exposition.

Les femmes de l'exposition.


Autrefois, du temps de l'éclairage au gaz et des chemins de fer à vapeur, quelques explorateurs hardis jouissaient seuls du privilège de découvrir, au fin fond des contrées lointaines, ces femmes exotiques, créatures étranges, dont ils racontaient au retour, en les amplifiant, les monts et les merveilles!
L'exposition de 1889 a changé tout cela. Il n'est plus nécessaire, désormais, de s'exiler cruellement, d'affronter la colère des flots, de franchir mille obstacles, de courir mille dangers, pour parvenir jusqu'aux pieds des belles inconnues disséminées sur les îlots de l'Océan ou aux confins de notre vieux monde. Réjouissez-vous, Parisiens casaniers, sybarites fin-de-siècle: "ces dames" aujourd'hui viennent à vous, chez vous, et tant pis pour le voyageur, car il ne lui restera vraiment plus rien à découvrir!



Jusqu'à présent, les expositions nous avaient accoutumées au simple étalage, plus ou moins éblouissant, des produits du travail ou des richesses inertes du globe: grâce à la prévenance du beau sexe dans les deux hémisphères, nous possédons au Champ de Mars et à l'Esplanade des échantillons charmants de ses richesses vivantes.
A elles revient une grande part du succès de notre Bazar International. La majeure partie du public ne comprend rien à l'ogive, prise médiocrement les avantages de la pompe centrifuge, et regarde d'un œil distrait ou blasé les innombrables merveilles accumulées. Mais observez tous les visiteurs, bourgeois ou artisans, artistes ou grands seigneurs: la présence dune "femme inédite" les attire et les retient, que ce soit curiosité pure ou soudain emballement, et, il faut bien avouer, d'ailleurs que le plus beau Kakemono ne saurait prévaloir contre une jolie Japonaise!



Vous plait-il que nous les passions en revue, les femmes de l'exposition? Nous le ferons un peu au hasard de la flânerie, sans manifester de préférence: il est convenu que si avions à décerner une palme, nous devrions la partager entre toutes.
Comment ne pas dire un mot, dès le début, des fameuses danseuses javanaises! Le Paris du boulevard, qui croyait naïvement n'avoir plus rien à apprendre, s'est réveillé un beau matin fort surpris de se trouver en présence d'une chose qu'il n'avait point encore vue! C'était une petite chose, d'accord, une poignée de sarimpi pas plus hautes que ça, graciles, minaudières, maniérées, revêtues d'atours déconcertants dans leurs formes imprévues et leurs couleurs bizarres, la peau enduite d'atal safraneux, les gencives rougies par le betel, les dents laquées de noir, car les dents de là-bas, retenez-le, sont les seules qui blanchissent en vieillissant! Et Paris s'emballa, Paris fut affolé! Ces statuettes d'étagères devinrent le sujet de toutes les conversations. Vous ouvriez un journal!crac, un article sur les danseuses du Gamalang! Chacun y allait de sa petite variation. Les uns avaient assisté, par privilège spécial, à la toilette des fascinantes créatures: elles se peignaient comme ceci, elles se maquillaient comme cela; une femme de chambre de leur pays les aidait à enrouler autour de leurs hanches d'interminables bande d'étoffes bariolées; et les détails les plus menus remplissaient des colonnes.



Les autres, très malins, avait approfondi le sens de leurs danses énigmatiques, évolutions "lancinantes", disaient-ils, dont le charme pénétrant devait nécessairement échapper au vulgaire; et ils prenaient les airs entendus de bonzes initiés, l'attitude extatique des derviches tourneurs subjugués par la vision de trente-six mille paradis de Mahomet!



Le reporter fidèle, enfin,  vous disait le nom et l'âge exact des délicates idoles, leur origine, leur raison d'être, leur existence là-bas, dans le sérail de l'autre maître, le sultan de Solo.
Ces rapports si complets, lus et relus par tous, nous rendent la tâche facile; et, au surplus, n'y a -t-il pas quelque saveur à laisser aux déesses leur impénétrabilité, à subir leur charme sans se trop demander de quoi il est fait?
Dans ce même Kampong javanais, nous remarquons, souriante, sur le seuil de sa case en bambou, une Sondanaise vraiment jolie, nommée Ohoen, "née native" de la province de Préanger, dans l'ouest de Java.
- Tinggal boegitoe! tiens-toi comme cela! Le temps de te croquer!
Il y a donc aussi dans ces parages de vraies femmes, gentiment faites, au sens européen du mot!



En voici d'autres, dans un coquet pavillon voisin du Pendoppo où minaudent les petites sarimpi. Elles sont trois, comme les Grâces, et, ma foi, elles feraient bonne figure dans un olympe de Malaisie: Mina, Saona, Saïng: leur nom est doux comme toute leur personne. 



Élancées, bien prises, la démarche ondulante, un air de grande bonté dans les traits, Saona, Saïng et Mina, revêtues d'une sorte de pongé vaporeux à petits bouquets de fleurs, vous servent le cacao avec des façons si affables, qu'on oublie de vider sa tasse!
Les types les plus disparates vivent côte à côte à l'Esplanade des Invalides. Voici les négresses du Sénégal, coiffées du madras multicolore: nonchalamment accroupies sur les nattes de leurs gourbis, elles vous voient passer d'un œil indifférent.
Plus loin, le village Loango (Congo français) offre quelques spécimens d'un noir intense. M. Toto demande à sa maman si c'est avec la peau de ces dames-là qu'on fait la gomme à effacer!
Tout à côté d'avenantes quarteronnes vous offrent la vanille de leur chère Martinique, le rhum, le tafia et le sangris.
Quelle vivacité d'esprit éclate dans leur regard, quelle joie de vivre se reflète sur toute leur physionomie! Elles ont le rire ouvert, bon enfant, une nonchalance aimable, un dédain reposant de nos agitations enfiévrées, de nos façons à la vapeur.
A deux pas encore, dans un élégant kiosque, une Orientale moins authentique, en costume tunisien, fait une croisade en faveur de je ne sais quelle crème de beauté, dont personnellement elle n'a nul besoin, c'est certain.
Dans le campement arabe, la tente des fileuses est interdite aux regards masculins: toutes les  femmes s'y précipitent, eh bien! quoi, sont-elles jolies? Je n'en sais rien mon ami, il faisait tellement obscur, là-dessous, je ne les ai point vues!
La maison kabyle est plus accommodante: moyennant deux sous, le seigneur du logis vous permet de pénétrer dans son gynécée. Quelques tisseuses, le visage voilé, y sont accroupies devant leur métier dans le demi-jour.

Et l'on ne sait pour quelle cause
On ne distingue pas très bien.

La jalousie du maître le veut ainsi. Un écriteau vous avait prévenu: Prière de ne pas parler aux dames. Demander les renseignements au chef de famille!
Parlerons-nous des actrices du Théâtre Annamite? Pour l’œil européen, il n'est pas toujours facile de distinguer la binette d'un Indo-Chinois de la frimousse d'une Indo-Chinoise? Mais dans ces parages asiatiques, l'homme a un tantinet plus l'air d'une femme que la femme ne ressemble à un homme! Il convient de noter la nuance? Est-ce pour cette raison que l'acteur annamite a soin de se couvrir d'un masque caricatural ou terrifiant, plus mâle que son famélique faciès, tandis que les divas du crû vous débitent tout bonnement leurs rôles à visage découvert? A de plus entendus de démêler cette grave question. Jusqu'à présent, les "étoiles" de cette troupe d'extrême Orient ne paraissent guère avoir conquis l'oreille du public parisien à l'égal des Judic ou des Sarah Bernhardt. Une fois de plus, sans doute, nous pâtissons misérablement de notre ignorance des langues!
A l'Esplanade, deux établissements voisins se disputent la faveur des amateurs de "danse du ventre": le Café Maure et le Café Tunisien. Le premier est clos, le second à ciel ouvert. Au Café Maure, il y a des bayadères mauresques, dont plusieurs sont "bien", des Kabyles d'âges divers, des Soudanaises d'un chocolat très sombre, et dont les qualités plastiques doivent être plus appréciées de leurs noirs compatriotes que des pâles Parisiens. Chaussées du vaste pantalon ballonné, elles accompagnent leurs déhanchement de moulinets monotones exécutés à tour de bras au moyen de deux mouchoirs.
Au bouibouis tunisien, c'est tout à fait cocasse. La danseuse est revêtue d'une blouse de gaze flottante, assez ample, mais très courte, et la suite de son opulente personne s'accuse sans réticence dans une sorte de culotte blanche collante formant, dans le haut, des plis d'accordéon du plus plaisant effet. L'on se figure sans peine l'aspect de ces profils peu perdus au milieu des contorsions de la danse. Les spectateurs se tordent. Une Anglaise feint de s'en trouver mal. Une troupe d'Anglais, par contre, affectent de s'en trouver fort bien. Quelque Teuton hilare ponctue sa joie de sonores "golosssâl !". Plusieurs rastaquouères broient avec volupté des adjectifs enthousiastes. On applaudit en riant aux éclats, et un profil moins perdu encore succède au premier!
Avant de sauter dans le Decauville, saluons au passage une aimable Frisonne au casque d'or, vouée à la propagation du curaçao dans le sein des masses; quelques laitières anglaises, un vrai beurre!, des Mauresques semées de droite à gauche, quand il n'y en a plus, il y en a encore!
Nous voici au Champ de Mars. Dare dare, une pointe jusqu'au premier étage de la Tout Eiffel. On y contemple des Alsaciennes aux yeux de velours: ça vaut le voyage, mais gare le vertige!



Descendons. Le Grand-Théâtre exhibe une troupe de gitanas "endiabladas"! Il ne s'agit plus ici de ces contorsions auxquelles le haut du corps reste étranger: toute la personne des danseuses se trémousse, se déhanche, pirouette, tourbillonne, avec accompagnement de castagnettes, de tambour de basque, de mandoline, de battements de mains, d'interjections gutturales, portées crescendo jusqu'au paroxysme.
Bravo! clame le public. Supérior, superior! ajoute le cercle des musiciens d'un air entendu.
Au Théâtre International, la danse du ventre sévit de plus belle.
Non loin de là, un orchestre de tziganes dirigé par une fort jolie cheffesse.
A l'entrée du village japonais, deux délicieuses jeunes filles. Il paraît que les peintres et les dessinateurs leur font une peur bleue, car elles se sauvent comme des petites cailles effarouchées. Mais une manœuvre savante les ramène, et quelques mots d'anglais les apprivoisent tout à fait. L'une d'elles, Omiyo Yonega, s'exprime à ravir dans la langue de Dickens. Son regard, ses manières, son sourire ont une douceur enveloppante. Pourquoi diantre, avec des femmes si séduisantes, les japonais s'obstinent-ils à rester si laids?
On en dirait autant de ces bons Célestes. Encore des gaillards trop bien partagés! Voyez plutôt la créature élégante, distinguée, qui vend du thé au pavillon chinois de la rue des Habitations, le long du quai. Elle trône là, au comptoir, entourée de son mari et du plus gentil des bébés. Au bout d'une minute, on se demande si ce n'est pas nous, les Européens dédaigneux, qui avons les yeux de travers!
Bien des types amusants dans cette file de constructions de tous les âges. De vigoureuses Hongroises ont revêtu le capulet byzantin pour s'harmoniser avec leur demeure; 



une Musulmane des Batignolles, une vraie, débite du tabac turc, 



et une belle "Hellène" de Montmartre, en péplum, personnifie la Grèce dans un cabaret du temps de Péricles.



- "Boum! un bock à l'as, sans faux-col!" Oncques ne vîmes pareille macédoine!
N'oublions pas Dolorès, la sémillante cigarière d'Andalousie... 



Après tout, c'était peut être une vendeuse de Pajarète ou de Malaga? Soyez donc jolie: la marchande fait oublier la marchandise!
Entrons dans l'Izba russe. Une jeune paysanne moscovite au type bien caractérisé, vous répond dans le français le plus pur.
- Votre nom?
- Matrena , qui se prononce Matriona.
- C'est adorable. Et toutes le campagnardes des environs de Moscou portent-elles cette belle mante bleu sombre aux broderies multicolores?
- Oui Monsieur.



Matrena est réservée: elle a raison.
Dans le même coin du parc, le chalet supérieur abrite une Dalécarlienne en grande tenue. Börtha vient en ligne droite de Rattvik, province de Dalarna


Elle dit papa et maman dans tous les idiomes du monde, et s'exprime correctement en huit ou dix langues. Il paraît que c'est un minimum en Scandinavie.
Ne dérangeons pas plus longtemps la gracieuse fille du Nord: c'est à lui qu'elle écrit peut être!
Que de monde visite le petit chalet norvégien, grand comme la main, coquet au possible, un vrai joujou! Une paysanne de Hadanger, en veste rouge bordée de velours noir, chemisette blanche, jupe et corselet bariolés, y sert à tout venant du lait "liquide" conservé en boîte. L'établissement s'intitule en norvégien Melkeuddeling, et personne n'y voit d'inconvénient.
Les restaurants du Champ de Mars, les buvettes regorgent de types féminin exotiques. Ici, des Grandes-Russiennes à la coiffure-diadème; là, des Petites-Russiennes, la chevelure enroulé dans un foulard de soie. Plus loin, un orchestre de femmes tziganes plus ou moins authentiques, jouant des czardas ou du Strauss, et allez donc! Tout pour la bière et par la bière.
Vous vous y attendiez, n'est-ce pas. Point de bonne exposition sans l'inévitable bar anglais, agrémenté de bar maids toujours pretty, à en croire les récits des voyageurs.
Bar maid rime à flirt, c'est une légende solidement ancrée. Aussi les tous jeunes gens qui voudraient être plus vieux, de même que tous les vieux qui se croient encore jeunes, prennent-ils volontiers un petit air vainqueur en s'approchant du comptoir derrière lequel se tiennent, correctes et décoratives, les flavescentes verseuses de pale ale ou de porter.
Il y a deux manières, messieurs, d'aborder les bar maids: en français, et alors la conversation sera courte, votre rêve de flirt bientôt évanoui; en anglais, et la rieuse enfant se moquera de vous!
Donc, puisque vous réclamez un conseil, buvez frais, ou chaud, selon votre soif, en regardant les bar maids, si elles sont jolies, mais n'essayer point d'entamer avec elles de ces "doux entretiens" qu'interromprait sans cesse l'arrivée d'un nouveau client ou l'humeur capricieuse des indéchiffrables girls.
Coucou! ah! les voilà, les petites servantes au cacao de Néerlande. 



Douces, consciencieuses, muette comme des carpes, elles glissent plutôt qu'elles ne marchent, sous leurs coiffes originales de la Zélande, de la Frise, de la Nord ou de la Sud-Hollande. Très pratiques, ces petites bobonnes, veillant au grain sans perdre une seconde: le cacao doit se déguster bien chaud!
Le compartiment belge est proche. Quel est ce pavillon bizarre? Le débit de Pouhon, eau ferrugineuse de Spa.
- Perlipopette, Mesdemoiselles, on se porte bien dans votre pays! Vous vous nommez?
- Madgenne, Garite et Tatine.
- Jolis petits noms, qui ont bien leur parfum de terroir Et ces chapeaux-cabriolets enrubannés?
- S'appellent des baradas!
- Bravo, voila de la couleur locale!
Le visiteur s'éloigne, et Garite, riant à belles dents, dit à ses compagnes:
- "Y nos prenai sûremint po' des Peaux-Rouches!"
Ces Wallonnes, de belles nature, bien en dehors!
Même section, deux dentellières flamandes celles-là: pas un mot à en tirer. Il en est ainsi des coquettes ouvrières de la papeterie anversoise, un des clous de la Galerie des Machines. 



Jeunes et jolies, avec des petits nez futés et des regards sainte nitouche, la tête coiffée du bonnet vaporeux de la Campine, toutes habillées de même, avec un goût charmant, elles attirent du matin au soir un grand concours de curieux; mais c'est en vain qu'on essaie de s'entretenir avec les petites obstinées: elles entendent le français, mais répondent imperturbablement en flamand. On s'enfuit, et l'attroupement se renouvelle!





Passant rapidement à travers les galeries où des Viennoises vous offrent leurs éternels verres de Bohème, où des parfumeuses empressées aspergent votre mouchoir, nous voici rue du Caire.
L'a-t-on assez décrite, peinte et repeinte, cette merveilleuse reproduction des artères grouillantes de la capitale égyptienne! Elle est presque aussi universellement connue, aussi populaire que la tour Eiffel en personne.
Au point de vue qui nous occupe, c'est un méli-mélo de tout ce que l'Orient renferme de Juives corpulentes, de Grecques pâlottes, de Mauresques rebondies, de Parisiennes émaciées, toutes à la poursuite du même but: vous vendre des chapelets du Liban, des babouches ottomanes ou du nougat de Constantinople.
- bono bézef, bom'bom, bom'bom!
C'est assourdissant, mais le public donne en masses compactes et la rue du Caire, avec ses âniers basanés, ses ânes au poil gaufré et ses amazones en goguette, sa vie intense dans un cadre tout à fait ça, arrête longtemps le visiteur.
Les cafés n'y manquent point, cela va de soi. Au Roumain, les fameux lautars font la joie des délicats avec leur musique ensorcelante et cette flûte de Pan, dont les notes tout à tout plaintives ou stridentes, se vrillent dans l'âme.
Vivent les Roumaines du comptoir! Brunes, sveltes, distinguées, vêtues de séduisants costumes particulièrement "féminins", ces jeunes filles se souviendront longtemps de la curiosité provoquée par leur présence à la première grande fête du Palais de l'Industrie. On leur avait donné pour gardien un tout jeune homme sanglé dans un uniforme à la prussienne, et qui les suivait sur les talons d'un air absolument comique. Vivent les Roumaines!
Au café Marocain, une poignée de types bien tranchés, parmi lesquels on remarque, non sans surprise, la plus suave des blondes. 



Oui, messieurs, une Africaine blonde, très blonde, au beau milieu de spécimens superbes de la race de bronze! Le contraste est piquant. Baya exécute, doucettement, avec élégance, une sorte de danse du ventre pour pensionnats de demoiselles, une danse du ventre collet-monté!



Plus loin, c'est un café sans almées, où les bobonnes, fellahs, ont la figure voilée.
La porte à côté, d'autres bayadères encore, entourées de sabreurs du Liban, de charmeurs de serpents, de dompteurs de singes, de danseurs abyssins à la ceinture formée de coquillages, ce qui provoque un accompagnement rythmique agréable et réellement original.



Enfin, la rue du Caire se termine par le Café Égyptien, décoré en manière de vaste tente, où vous pouvez déguster un dé à coudre de vrai "moka" servi par l'honorable Mohammed-ben-Bakschisch, tout en contemplant, l’œil grand ouvert, les dives Aïouché et Hanem, almées hors de pair, qui vous fixent à tout jamais sur l'élasticité complaisante des ventres d'Orient!

Revue Illustrée, Juin 1889- décembre 1889.



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