mercredi 6 mai 2015

Notre vente de charité.

Notre vente de charité.

Il y a pour les riches bien des manières de dépenser leur argent et c'est leur devoir d'employer pour cela toutes celles qui sont honorables, car le luxe, et même le faste sont l'aliment du travail pour l'ouvrier et lui assurent seule l'aisance nécessaire.
Parmi les obligations du monde, il n'en est pas de plus méritoire que de venir en aide aux asiles charitables qui recueillent les enfants des pauvres.
Est-il besoin de redire ici le bien immense que l’Oeuvre de M. l'abbé Roussel accomplit chaque jour et de compter les milliers de bons ouvriers qui, grâce à lui, ne manquent plus dans les ateliers parisiens. C'est bien lui qui, mieux que tous les alchimistes a su changer en or le plomb qu'il a accueilli.



Oui, les heureux du monde savent ce que vaut cette oeuvre admirable et chaque année la salle de l'Horticulture attire une foule émue qui donne avec joie pour les abandonnés. Les objets qu'on achète à la vente de l'Oeuvre d'Auteuil sont, de tous les achats, toujours les plus nécessaires, car leur prix, quel qu'il soit, est inscrit au centuple à l'avoir de l'acheteur sur le livre d'or de la Charité.

La France illustrée, 21 mai 1892.

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